Les biologistes demandent d’être revalorisés et réhabilités à leur juste valeur. La prime exceptionnelle octroyée au personnel de la santé publique médicale et paramédicale pour leur engagement dans la lutte contre le Covid-19, dénoncent-ils, ne leur a pas été attribuée alors qu’ils sont en «première ligne«.
«Les biologistes font partie des soignants en première ligne. Dans les laboratoires d’analyses, ce sont des acteurs majeurs dans la stratégie de dépistage massif. Ils sont les plus exposés avec les praticiens au risque de contamination du coronavirus, mais ils se heurtent à la marginalisation», dénonce dans un communiqué le Syndicat algérien des biologistes de santé publique (SABSP).
Le syndicat reproche aux autorités compétentes de ne pas inclure les biologistes dans la liste des corps médicaux mobilisés dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la propagation du coronavirus bénéficiant d’une prime exceptionnelle. « On se mobilise aux côtés des autres corps médicaux et paramédicaux pour faire face au coronavirus, en s’occupant notamment des dépistages du Covid-19, outre les analyses et tests quotidiens qu’on fait«, affirme-t-il, tout en rappelant que les biologistes sont les plus exposés aux risques de contamination aux côtés des médecins.
Dans le même contexte, le syndicat fait savoir qu’il était le premier «à demander l’ouverture d’une unité biologique à Adrar pour assurer la prise en charge locale des tests de dépistage au Covid-19 et à demander également, la création d’un laboratoire régional à Batna pour renforcer le dispositif de prévention et soulager l’institut Pasteur submergé, et qui ne peut effectuer seul les demande de dépistage du coronavirus. Le SABSP appelle ainsi les autorités compétentes à «lever l’ambigüité et de généraliser« la prime exceptionnelle à tous les corps médicaux mobilisés dans la lutte contre l’épidémie du Covid-19.