PAR NAZIM BRAHIMI
Après le boycott à l’unanimité qu’ils ont affiché, l’un après l’autre, pour le scrutin législatif du 12 juin, les partis politiques du Pacte pour l’alternative démocratique (PAD) ne semblent pas s’entendre quant à la façon, pour chacun d’eux, de s’adresser à ses militants à propos de cette échéance. Simple malentendu de communication ou brouille en contexte électoral ?
Preuve en est, le Parti des travailleurs (PT) de Louisa Hanoune a cru nécessaire de rendre public des «précisions» quelques heures seulement après avoir été signataire d’une déclaration commune au nom du PAD. Intitulée «clarification à propos du scrutin du 12 juin», le secrétariat permanent du bureau politique du PT a rappelé dans ce sens que le comité central du parti «a décidé la non-participation du parti aux législatives du 12 juin courant. C’est-à-dire, la non-présentation de listes et le non-parrainage de listes».
Relevant que c’est «de cette position souveraine» qu’a découlé la décision de «non-participation à la campagne électorale sous quelque forme que ce soit», le PT, qui dit lutter pour que s’exprime la souveraineté populaire, «ne saurait s’ériger en tuteur ni en porte-parole du peuple». Le PT qui milite pour le libre arbitre de chacune et chacun considère que «le peuple algérien, qui a déjà démontré sa capacité de discernement, saura dégager la position qu’il juge conforme à ses aspirations et priorités», peut-on lire dans la «clarification» du parti de Louisa Hanoune.
Ce dernier n’était-il pas entièrement d’accord avec les termes approuvés par les membres du PAD qui a dit «halte à la confiscation de la souveraineté populaire» ? Le PAD, pour rappel, composé du RCD, PT, PST, UCP, MDS et LADDH, a dénoncé la répression des manifestants appelant les Algériens «à disqualifier le simulacre électoral du 12 juin par un rejet résolu, pacifique et massif».
Il s’agit là, du «meilleur moyen de rapprocher et rendre incontournable l’heure d’une transition démocratique indépendante et d’un processus constituant souverain permettant au peuple d’exercer effectivement sa souveraineté», ont ajouté les membres du PAD.