L’Office national des publications scolaires (ONPS) a imprimé, pour la prochaine rentrée scolaire, 18 295 livres en braille destinés aux élèves des trois cycles confondus, a annoncé, lundi, la ministre de l’Education nationale, Noria Benghebrit, lors d’une conférence de presse à Alger. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une démarche que les responsables du secteur comptent mettre en place pour renforcer la politique en matière

d’enseignement destiné aux enfants en situation de handicap. Il s’agit pour la tutelle d’assurer l’égalité des chances à la scolarisation au sein des établissements scolaires accusés jusque-là de politique discriminatoire et non inclusive. Mme Benghebrit a également annoncé une réunion avec la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine Ghania Edalia, pour « arrêter les mesures adéquates pour la scolarisation de ces enfants ». Les directeurs de l’Education et ceux des établissements scolaires sont, pour leur part, impliqués dans cette démarche, a indiqué la ministre. « Les directeurs ont à tenir leur rôle de leader et à la gestion administrative doit se substituer un fonctionnement managérial », a-t-elle exigé. Et pour pouvoir contrôler le travail global de ces directeurs, le ministère compte élaborer des fiches de suivi et d’évaluation pour la prochaine année scolaire. Lesquelles fiches vont permettre d’évaluer en toute transparence et objectivité, et d’identifier les actions et les politiques d’accompagnement à adopter», a-t-elle expliqué, précisant que la prise en charge des enfants aux besoins spécifiques figure parmi les critères d’évaluation. Pour rappel, l’année dernière, le nombre d’enfants aux besoins spécifiques pris en charge par les établissements scolaires a été arrêté à 35 000 (contre moins de 4 000 en 2014) dont 31 060 enfants dans des classes normales, soit 90%, et 3 615 enfants dans des classes spéciales (intégrées). Ces enfants n’avaient accès à l’école qu’à travers les établissements scolaires des enfants malvoyants ou malentendants, des enfants souffrant de légères déficiences mentales ainsi que des enfants de la lune et des élèves souffrant de handicap moteur », avait indiqué la ministre, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale des personnes aux besoins spécifiques. Une classification d’établissements scolaires est également en cours d’élaboration afin de permettre aux chefs d’établissement et directeurs de l’Education de mener la politique appropriée pour un meilleur rendement des écoles. Selon Benghebrit, il y a nécessité d’identifier des zones de compétence chez chaque élève pour les valoir davantage. Mais le maintien du classement des établissements est anti-pédagogique et inefficace lorsqu’il concerne des classes d’examen final, estiment les syndicalistes du secteur. Ces derniers considèrent que ce classement pousse plusieurs directeurs de l’Education et chefs d’établissement à favoriser la fraude lors des examens, particulièrement de 5e et du BEM, pour, soit éviter les sanctions pour les uns, soit récolter des avantages pour les autres, tel que le prévoit le ministère de l’Education nationale pour les directeurs de l’Education. <