Inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat entre la wilaya d’Alger et la région Ile-de-France, la présidente de Région Valérie Pécresse et le wali d’Alger Abdelkader Zoukh ont officiellement signé, mercredi dernier, la feuille de route pour le lancement du projet de «sauvegarde et de revitalisation» de la Casbah d’Alger, lors d’une cérémonie organisée à Paris.

Cet ambitieux projet vise notamment à la définition «d’une vision architecturale globale» dont «la reconversion du palais de Dar El Hamra en équipement culturel métropolitain», rapporte l’APS.
Le wali d’Alger Abdelkader Zoukh a précisé, en marge de la signature de la feuille de route, «nous allons donc choisir, à la faveur de cet accord, un architecte d’envergure internationale pour nous accompagner dans nos projets, parce que la restauration de la Casbah est un des éléments de tout un ensemble ». Rappelant que tout le vieux bâti d’Alger est «actuellement en cours d’être réhabilité».
Le projet de réhabilitation de la Casbah, faisant suite à l’accord-cadre, signé le 23 mars 2017 entre les deux régions, porte sur des domaines aussi variés que l’aménagement urbain, les transports, l’innovation et l’entrepreneuriat, la coopération universitaire, la culture mais aussi le patrimoine et le tourisme. Il a été fait savoir mercredi, à propos de la future action consacrée à La Casbah, qu’un total de 212 bâtisses historiques sera à terme «pris en charge » avec une enveloppe allouée à l’exécution de la première tranche des opérations de restauration s’élevant à 24 milliards de dinars. Le wali d’Alger a ainsi indiqué que plus de 600 bureaux d’études interviennent dans ces projets, précisant que cela a généré plus de 22 000 emplois. « Nous voulons encourager les jeunes à avoir un emploi et les start-ups à participer à cette œuvre», a-t-il ajouté.
Dans le cadre de son programme de restauration du vieux bâti, la coopération, selon la présidente du Conseil de la Région d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, est une « vraie marque de confiance», ajoutant que «c’est une grande fierté pour nous et un honneur que la wilaya d’Alger ait choisi l’Ile-de-France comme partenaire pour la restauration d’un site plus qu’historique, classé par l’Unesco, patrimoine mondial, qui est la Casbah d’Alger».
Le travail de terrain se concrétise déjà au travers de l’action de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU), la structure française ayant détaché à Alger, depuis cet été et pour une année, un «expert architecte» en charge de la mise en œuvre de la stratégie de régénération socio-économique de La
Casbah.
Les premiers résultats sont, quant à eux, attendus pour la fin de l’année 2018, selon, le responsable chargé du dossier de La Casbah auprès de la wilaya d’Alger, Saïd Guellal.
Il a annoncé la réception «prochaine» des projets restauration des sites de «Dar El Baroud» (La Poudrière), de la Mosquée du Dey ainsi que des canalisations d’assainissement des eaux usées de La Casbah. n