Nul ne doute que l’actuel président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, quittera son poste à la fin de son mandat, le mois prochain avec l’organisation de l’assemblée générale élective.

En effet, après l’échec cuisant des Verts lors de la grande messe africaine au Gabon et la sortie prématurée des coéquipiers de Nabil Bentaleb dès le premier tour de la CAN 2017, «un changement au sein de la hiérarchie fédérale est plus que nécessaire», estiment des observateurs du ballon rond Dz. Ce grand « nettoyage» pourrait intervenir dès les prochains jours avec l’intronisation d’un ancien gestionnaire du football, à savoir Rachid Maârif. En effet, l’ancien président du MCA et ambassadeur d’Algérie en Italie semble être sur la voie royale pour présider la Faf pour les quatre prochaines années. Connu pour sa rigueur et sa détermination, Rachid Maârif parait le candidat idéal en ces « temps de crise ». Dès son élection, le nouveau patron du football national aura plusieurs chantiers à mener et une grande révolution l’attend au sein du ballon rond local.

Des équipes nationales en manque de rythme…
L’un des premiers chantiers du « Président » Maârif est de redonner aux différentes équipes nationales leur lustre d’antan et ainsi retrouver le haut des différents tableaux au niveau régional, mais également continental et international. Selon des indiscrétions, plusieurs changements devront être opérés dès l’installation du nouveau patron de la FAF dans les différentes sélections nationales, qui auront à compter essentiellement sur le produit local. D’ailleurs, l’une des premières missions du nouveau président sera l’installation des staffs techniques des différentes sélections nationales, vu que les U17, U20, U23 et même les locaux sont sans staff, sans oublier l’équipe première après le limogeage de Georges Leekens à l’issue de la CAN 2017.

Un dossier épineux… le professionnalisme
Autre grand chantier du président Maârif sera l’instauration du « vrai » professionnalisme dans le football algérien. En effet, depuis l’instauration du professionnalisme en mai 2010, la notion du football professionnel s’est perdue et les clubs algériens continuent à « trainer » dans l’amateurisme, alors que 32 d’entre eux ont le statut de société sportive par actions. Malgré l’installation d’une ligue de football professionnel, celle-ci n’a pas su comment gérer ce dossier convenablement et certains clubs continuent toujours à être aidés par les collectivités locales alors que cela est interdit par la loi. Le nouveau patron de la FAF mettra certainement de l’ordre dans la « maison » professionnelle.

Une Direction technique nationale absente !
L’autre chantier du nouveau président de la FAF sera l’installation d’une Direction Technique Nationale forte. En effet, les connaisseurs du ballon rond Dz affirment que l’actuelle DTN n’est pas représentative du niveau réel du football national. En effet, à l’exception des diplômes pour entraîneurs (distribués çà et là), la DTN actuelle n’a pas encore su développer le football national surtout à la base. D’ailleurs, depuis son installation le 25 janvier 2016 au CTN de Sidi Moussa, le collège technique national que doit présider le DTN ne s’est pas encore réuni alors que le décret exécutif n° 14-330 du 3 décembre 2014 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement des fédérations sportives nationales ainsi que leur statut-type prévoit au moins deux réunions semestrielles pour ce collège. Une organisation « anarchique » de la DTN que devra réorganiser le nouveau « boss » de la bâtisse de Dély Ibrahim.

L’arbitrage… un problème qui persiste encore et toujours
L’autre dossier sur lequel devrait se pencher le successeur de Mohamed Raouraoua est l’arbitrage dans les différentes divisions du football national. En effet, après la démission de Belaid Lacarne de la tête de la commission d’arbitrage, il faut avouer que l’arbitrage a connu sa pire époque depuis des décennies. Décisions incompréhensibles de la CFA, désignations « catastrophiques », gestion malencontreuse des matches et défaillance technique, tels sont quelques problèmes que connait le secteur de l’homme en noir. L’installation d’une nouvelle commission d’arbitrage devient plus qu’une nécessité avec de nouvelles têtes surtout après l’éviction de certaines figures à l’instar des deux ex-arbitres internationaux, Djamel Haimoudi et Mohamed Bichari. Khelil Hammoum, actuel président de la CFA devrait quitter ce poste et même le bureau fédéral.