lLes résultats du Brevet d’enseignement moyen (BEM) ont enregistré une particularité devenue une véritable tendance au fil des examens de l’Education nationale. Comme pour l’examen de la cinquième, les filles arrivent en tête. Le taux de réussite chez elles a atteint 58,20%

. Ainsi, les filles, encore une fois, font mieux que les garçons. Il est devenu, en effet patent en Algérie de voir que la gent féminine réussit mieux que les garçons. Et ce à tous les niveaux du cursus scolaire. Et même au-delà comme constaté dans le domaine sportif. Dans un pays où paraît-il les femmes sont plus nombreuses que les hommes, cette tendance est une bonne nouvelle. Sauf qu’une telle évolution pourrait être perturbée par le fait qu’une partie, même minime, des femmes souvent abandonnent leurs études, notamment dans les zones rurales. Un obstacle probablement en net recul, mais qui existe toujours dans notre société, avec des effets non négligeables dans l’avenir. Le nombre de filles scolarisées a tendance à diminuer au fil du cursus scolaire. Ce phénomène n’est pas l’apanage de l’Algérie, bien des sociétés du Sud sont dans ce cas de figure. Mais lorsque les plus intelligents sont à compter parmi les filles, il devient impératif d’inciter et encourager l’éducation de cette frange de la société. D’un autre côté, le taux de réussite à l’examen du BEM, 56.88, qualifié « d’acceptable » par la ministre de l’Education reste tout de même particulièrement faible en regard des ambitions d’un pays en développement. « Juste moyen » n’augure point de lendemains enchanteurs. Il y a lieu également de s’interroger si ce taux est véritablement le reflet de la réalité de l’enseignement au niveau du moyen ou un chiffre qui ne cadre que modérément avec le niveau en vigueur. Il faut dire que le niveau global de l’éducation étant ce qu’il est, un taux pareil est déjà une prouesse sur le plan du résultat. Avec la dégradation de la qualité de l’enseignement, la détérioration des moyens d’encadrement, les résultats ne peuvent aucunement suivre.