Le secteur de la santé, fortement bousculé par la crise sanitaire induite par la Covid-19, risque d’enregistrer de nouvelles perturbations dans les services assurés dans les établissements publics à cause de grève annoncée par les aides-soignants.
Le débrayage aura lieu jeudi, selon le Syndicat national des aides -soignants (Snas) qui appelle ses adhérents à une «adhésion massive», et motive son recours à la protestation pour faire valoir ses revendications socioprofessionnelles.
Le syndicat a indiqué, dans un communiqué rendu public hier, avoir déposé un préavis de grève, le 15 juin dernier auprès du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et dont lequel il donne un ultimatum de quatre jours à la tutelle pour qu’elle réponde par écrit à leurs revendications.
N’ayant enregistré aucune réponse, le syndicat dénonce l’attitude du département de Abderrahmane Benbouzid face aux préoccupations soulevées par le même syndicat et annonce un débrayage.
Dans le cas où la tutelle continue de faire la sourde oreille et de ne pas prendre en charge sérieusement leurs doléances, le syndicat recourra, à partir du 2 juillet prochain, à une grève générale appuyée par des marches de protestations à l’intérieur des structures de santé publique, alerte le syndicat.
Le Snas appelle le ministère de tutelle «à ouvrir les portes de dialogue afin de trouver les meilleurs voies et moyens en vue de régler l’ensemble des problèmes prévalant dans le secteur. Les aides-soignants appellent entre autres à «la révision et l’aménagement du statut actuel de la profession d’aide-soignant. Le syndicat demande également «l’instauration d’un système de formation périodique et de promotion au profit de l’ensemble des aides-soignants à travers le territoire national.
Aussi, ces derniers exigent l’amélioration de leur niveau de formation et de définir avec précision les tâches de cette catégorie de travailleurs. Le Snas exige, également, la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs algériens.
Classer la profession d’aide-soignant dans la catégorie des métiers à haute pénibilité, nomenclature qui permet le départ en retraite à partir de l’âge de 50 ans pour les femmes et de 55 pour les hommes, figure également dans la plateforme de revendications.
Dans le même contexte, le Snas demande la révision de la prime de zone du Sud et de la généraliser sur tous les corps médicaux et paramédicaux et l’amélioration des conditions de travail, en assurant les moyens matériels et humains nécessaires. Il exige également que la Sécurité sociale assure une prise en charge à hauteur de 100%.
S’agissant de l’exercice syndical, le syndicat appelle à la levée des restrictions sur l’exercice et libertés syndicales. Il demande de généraliser les indemnités de garde au profit des personnels de la santé publique et revoir à la hausse le montant de l’indemnité.
Il réclame l’ouverture de poste budgétaire pour les diplômés des écoles privées de formatons d’aide-soignant. Le syndicat demande la sécurisation du personnel soignant qui fait objet d’agression dans les structures de santé, notamment dans les services des urgences. <