Plus de 5 000 déclarations de traitements médicaux à effets indésirables sont enregistrées par an en Algérie, a déclaré vendredi dernier à Oran la directrice du Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM).

« Plus de 5 000 déclarations de traitements médicales à effets indésirables ont été enregistrées par le CNPM dans le cadre de ses activités relatives à la détection, à l’évaluation, à la compréhension et à la prévention des effets indésirables ou tous autres problèmes liés aux médicaments », a indiqué le Pr Nadjet Loumi-Mededjel à la presse en marge de la première édition du Salon de la pharmacie, de la parapharmacie et du confort au quotidien (Pharmex) qui s’est tenu au Centre des Conventions d’Oran, les 30 novembre, 1 et 2 décembre 2017.
Pour sa part, le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) relativise les chiffres présentés par le CNPM sans pour autant être en mesure de communiquer des statistiques. « Les cas de déclarations de traitements médicaux à effets indésirables signalés sont ceux traités dans le secteur public de la santé», fait observer le président du Snapo, Messaoud Belambri. «Or, poursuit M. Belambri, une partie importante de la population recourt au privé et aux cliniques privées pour des besoins de soins. Il s’agit également d’inclure le paramètre automédication». «Le CNPM n’est pas connu du grand public. Il gagnerait à mieux s’ouvrir sur le large public par beaucoup plus de campagnes de communication et d’information», enchaîne notre interlocuteur. «Pour notre part, et tant que pharmaciens, nous signalons les cas de malfaçon et non pas de contrefaçon, les cas aussi de mauvaise présentation, d’erreurs de notices et autres», souligne-t-il. «Nous avons répondu présent et avons assisté aux communications du salon Pharmex d’Oran, au côté du CNPM», ajoute-t-il.
Le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM) est un établissement public relevant du ministère de la Santé. Ses missions consistent à assurer la pharmacovigilance, la matériovigilance, la cosmétovigilance, la phytovigilance. A ce titre, il s’attelle à la surveillance des effets indésirables des médicaments et des dispositifs médicaux et des appareils médicaux pour améliorer la qualité des actes thérapeutiques et diagnostiques.
Depuis une dizaine d’années, le centre n’enregistrait que quelque dix déclarations de traitements médicaux à effets indésirables. «L’importante augmentation de ces déclarations est due essentiellement à l’évolution qu’a connue le domaine pharmaceutique en Algérie durant les dernière années », a expliqué la responsable.
La signalisation de l’effet indésirable se fait par le pharmacien, le médecin, l’infirmier, les laboratoires ou l’utilisateur lui-même. Le Centre des Conventions d’Oran a accueilli, du 30 novembre au 2 décembre, la Première édition du Salon de la pharmacie, de la parapharmacie et du confort au quotidien (Pharmex). Une cinquantaine d’exposants de plus de 70 marques de produits y ont pris part. Au programme plusieurs communications ont été présentées sur la gestion de la consommation du médicament et l’éducation thérapeutique, la gestion en interactions médicamenteuses en officine, la consommation des médicaments chez la femme enceinte entre autres.