Le malaise continue dans le secteur de la santé publique. La colère des paramédicaux ne cesse de grandir. N’ayant pas trouvé un écho favorable à sa plate-forme de revendications, le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) reconduira à partir de demain sa grève cyclique de trois jours.

Le feuilleton des grèves dans lequel a été plongé le secteur de la santé n’est pas près de connaître son épilogue. En effet, le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a décidé, hier, de reconduire son mouvement de grève au terme de la réunion de son conseil national. Les promesses faites aux représentants du SAP par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, lors d’une réunion de négociations tenue mercredi dernier, ne semblent pas les avoir convaincus de cesser leur mouvement de protestation.
D’ailleurs, à l’issue de cette rencontre, le secrétaire général de SAP, Lounès Ghachi, a indiqué que « le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a décidé, après sa rencontre avec le Pr Mokhtar Hasbellaoui, de reconduire le mouvement de grève nationale de trois jours prévu pour les lundi 22 (demain, Ndlr), mardi 23 et mercredi 24 janvier, et ce, jusqu’à la concrétisation de la plateforme des revendications ». Il regrette la « non-prise en charge des revendications des paramédicaux et cette rencontre n’a rien apporté de nouveau si ce n’est que des promesses verbales ». D’autre part, le SAP revendique, à travers cette grève, l’application effective des acquis du statut particulier, à savoir le rattachement de la formation paramédicale à l’enseignement supérieur (formation LMD), le respect du cahier des charges du ministère de tutelle et le respect des amendements apportés au statut, notamment le volet se rapportant au plan de la progression de carrière. Le syndicat réclame également l’application des bonifications des postes supérieurs, la revalorisation des gardes payantes, le règlement définitif des situations des cadres syndicaux sanctionnés abusivement.

 

Les médecins résidents maintiennent la pression…
Outre les paramédicaux, une rencontre entre une délégation du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) et le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, se tiendra au siège du ministère aujourd’hui pour prendre part à la réunion du comité intersectoriel installé par la tutelle et composé de différents départements ministériels, pour le suivi de la prise en charge de la plateforme de revendications.
L’enjeu, pour les 11 représentants de chaque faculté de médecine au niveau national, est de trouver une issue à la crise. Mais ce Collectif en grève depuis plus de deux mois ne compte pas baisser la garde. En effet, en sus de la grève, du boycott des examens de DEMS de cinq spécialités, les résidents comptent, lundi, marcher à Tizi-Ouzou.
Pis, les médecins résidents ont appelé hier dans un communiqué à tenir un sit-in national à Alger au niveau du CHU Mustapha-Pacha… Il faut rappeler, en dernier lieu, que les revendications des médecins résidents s’articulent principalement autour de l’abrogation du service civil.