Le chef-lieu de wilaya n’a jamais bénéficié, en dépit de son statut et 46 ans après sa promotion, d’une opération d’inscription d’un projet d’hôpital pour la prise en charge de sa population croissante de près de 90 000 habitants. Bien que disposant actuellement de deux établissement publics hospitaliers (EPH), Mohamed-Boudiaf et Ibn Sina, les malades continuent de faire l’objet d’évacuation vers le CHU de Constantine à 85 kilomètres de là. L’EPH Mohamed-Boudiaf est une conversion d’une ex-mouhafadha du FLN non conforme aux normes médicales exigées. Le second, Ibn Sina, est une ex-polyclinique datant de l’ère coloniale. Cette situation a un impact négatif sur la prise en charge des patients et loin d’être satisfaisant. D’où la nécessité de la rationalisation de la prestation des EPH en question par la complémentarité des services. Dans ce contexte, la situation de ces deux établissements, censés être complémentaires, et leurs équipements et matériels ont fait l’objet d’une rencontre dernièrement entre la DSP et le syndicat des médecins spécialistes, selon des sources syndicales. Regroupant les directeurs des EPH et des établissements publics sanitaires hospitaliers (EPSH), la rencontre a été une occasion propice pour les représentants syndicaux de passer en revue la situation des deux établissements publics hospitaliers. Ces derniers assurent actuellement la même fonction alors qu’ils devraient être complémentaires, selon les praticiens spécialistes. Il n’existe qu’une seule garde au niveau d’Ibn Sina et on attend l’éventuelle arrivée des équipements pour le nouveau bloc opératoire du pavillon des urgences et l’augmentation des salles opératoires au niveau de cet établissement, selon la même source. Dans ce sillage, les praticiens syndicalistes ont proposé que l’EPH Ibn Sina soit un pôle chirurgical et l’EPH Mohamed-Boudiaf un pôle médical et le rassemblement du matériel médical dans un même lieu. Une proposition qui a fait l’objet d’une décision de l’ex-wali, lors d’une réunion tenue au siège du cabinet de la wilaya, afin d’améliorer la prise en charge des patients, ajoute la même source. Les retards de l’opération de lancement du marché et le cahier des charges ont été aussi soulevés par les syndicalistes qui n’ont pas manqué aussi de déplorer cette question, alors qu’il s’agit de la santé des patients. D’autant plus que le secteur connaît des soubresauts ces derniers temps, à l’exemple des protestations des médecins et paramédicaux affiliés à l’UGTA, ajoute la même source. Enfin, il importe aussi de souligner l’arrivée d’un nouveau directeur à l’EPH Ibn Sina, le troisième en un temps très court. n