Par Milina Kouaci
Retard dans le versement de la prime exceptionnelle liée à la Covid-19, maintien d’un concours de promotion avant la révision du statut particulier, une plateforme de revendications en suspens… les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation (Amar) sont en colère et annoncent une grève nationale de trois jours à partir du 21 septembre, a indiqué le Snaamarsp dans un communiqué rendu public.
A l’issue d’une réunion de son conseil national, tenu mercredi dernier, le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation (Snaamarsp) a décidé d’organiser une grève de trois jours à partir du 21 septembre, en réaction à ce qu’il qualifie «d’atermoiement et non-concrétisation des engagements» exprimés par la tutelle. Le syndicat n’exclut pas, par ailleurs, de recourir à une grève illimitée dans le cas où leurs revendications restent en suspens. Le Snaamarsp reproche, également, à la tutelle de ne pas répondre à l’appel du syndicat qui lui a demandé de geler l’organisation des concours liés à la formation jusqu’à ce que le statut particulier des anesthésistes de santé publique soit promulgué. Il accuse, par ailleurs, la tutelle de «spolier» les Amar de leur droit «légitime» à la promotion sans condition aucune et de «ne pas respecter» ses engagements envers leur corporation.
Sur un autre volet, les auxiliaires médicaux s’offusquent du retard dans le versement des 5e et 6e tranches de la prime de risque, liée à la Covid-19. Le non-versement à temps de cette prime irrite cette corporation, notamment avec l’approche de la rentrée sociale et la détérioration du pouvoir d’achat.
Le syndicat demande à la tutelle de satisfaire toutes les revendications socioprofessionnelles soulevées et réclame, entre autres, la promotion de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique de la catégorie 12 à la 13 et de la 13 à la 14 sans conditions.
Il s’agit, également, de la promulgation d’un statut particulier -235 ainsi que la réclamation d’une couverture juridique. L’article 175 de la loi sanitaire de 2018 interdit, en effet, aux auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation d’établir une prescription médicale, alors que l’article 20 du statut particulier 11-235 les autorise à le faire. Les auxiliaires médicaux exigent ainsi d’établir une nomenclature des actes pour définir le rôle de cette corporation. Le même syndicat exige de mettre en place un Conseil de l’Ordre des anesthésistes, l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5), ainsi que la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation. <