Aucun cas de Coronavirus n’a été enregistré en Algérie à ce jour, a indiqué hier le directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, Dr Djamel Fourar.

Intervenant lors d’une journée sur cette épidémie, organisée à l’Institut de santé publique d’El Biar (Alger), le Dr Fourar a souligné qu’au neuvième jour du rapatriement des 31 étudiants de la ville de Wuhan, épicentre de l’épidémie ayant fait des centaines morts, aucun signe du virus n’a été détecté sur eux. Ces derniers se trouvent toujours isolés à l’hôtel Raïs, à l’est d’Alger, a-t-il ajouté. Leur période d’isolement, de 14 jours, expirera lundi prochain, a-t-il précisé. Ces étudiants pourront alors regagner leurs domiciles si aucun signe de coronavirus n’est soupçonné ou détecté chez eux, a insisté le même responsable.
Pour rappel, 31 Algériens bloqués dans la ville de Wuhan avaient été rapatriés, le 3 février courant, à bord d’un Airbus 300 appartenant à Air Algérie. En plus des ressortissants algériens dans la métropole chinoise, des Tunisiens, des Libyens et des Mauritaniens se trouvaient à bord du même avion et ce à la demande des autorités de leurs pays. Les étudiants algériens rapatriés se trouvent, depuis leur retour en Algérie, en confinement de 14 jours à l’hôtel Raïs où ils bénéficient d’un suivi médical.
Plus de 1 000 décès en Chine
Hier, l’épidémie de Coronavirus poursuivait son œuvre meurtrière en Chine, portant la comptabilité macabre à plus de 1 000 morts dans ce pays, et renforçant l’inquiétude des autorités chinoises, d’autres pays de la planète, mais aussi d’institutions concernées, et à leur tête l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette dernière a toutefois estimé qu’il y avait une « chance réaliste de stopper » la propagation dans le monde du nouveau coronavirus, qui reste une « très grave menace ».
Apparu en décembre dernier à Wuhan (centre) et désormais appelé le « COVID-19 » et non plus le « 2019-nCoV, -un nom adopté à titre provisoire-, ce virus a provoqué 108 nouveaux décès en 24 heures, le plus lourd bilan sur une telle durée enregistré à ce jour, ont annoncé les autorités sanitaires chinoises.
Ce sont au total 1 016 personnes qui ont perdu la vie en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao) depuis que la première mort imputée au nouveau coronavirus y a été rendue publique le 11 janvier, tandis que le nombre de cas confirmés de contamination s’établit à plus de 42 000. En revanche, comme à plusieurs reprises depuis la semaine dernière, le chiffre de nouveaux cas quotidiens (2 478) a diminué par rapport à la veille.
« Si nous investissons maintenant (…) nous avons une chance réaliste de stopper cette épidémie », a déclaré mardi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse à Genève. Cela reste une grande urgence » pour la Chine, « mais cela constitue aussi une très grave menace pour le reste du monde », avait déclaré le même responsable quelques heures plus tôt au cours d’une conférence réunissant jusqu’à aujourd’hui 400 scientifiques dans cette ville suisse. Les ministres européens de la Santé se retrouveront de leur côté demain à Bruxelles pour discuter de mesures coordonnées.
A noter qu’en dehors de la Chine continentale, le virus a entraîné la mort de deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong et plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Mais un scénario redouté s’est concrétisé. Sans avoir jamais mis les pieds en Chine, un Britannique ayant contracté le coronavirus à Singapour l’a ensuite transmis à plusieurs de ses compatriotes au cours d’un séjour dans les Alpes en France, avant d’être diagnostiqué en Grande-Bretagne.