Par Mohamed Touileb
Tout est parti du mauvais choix d’aller jouer en Arabie saoudite. La tentation financière a primé sur l’aspect purement sportif. Une décision que Saphir Taïder paie au prix fort. A 29 ans, celui qui a connu une dernière sélection chez les Verts, le 26 mars 2019, face à la Tunisie, traverse un véritable trou noir. Mardi, il poussait un cri de détresse pour évoquer une carrière dans l’impasse.
C’est presque une descente aux enfers. Saphir Taïder connaît une passe très compliquée. Sans club et sans salaire depuis janvier 2021, l’ancien international algérien a poussé un cri de détresse sur Goal Arabic.

Le club doit lui payer 6 millions de dollars
Dans le football, ça va très vite. Certains choix peuvent mettre une carrière en péril. C’est ce qui est arrivé à Saphir Taïder. Le milieu de terrain a déclaré que sa signature à Al-Aïn FC (Arabie saoudite) lui a fait tout perdre. «J’ai perdu l’opportunité de retrouver la sélection. J’ai perdu mes rêves et mon ambition.»
Pourtant, tout semblait bien se dérouler. Arrivé en provenance de l’Impact Montréal (MLS), l’ancien joueur de l’Inter Milan et de Bologne FC a reçu les salaires de novembre et décembre puis… plus rien. Cela l’a contraint à saisir la FIFA pour percevoir son dû. Même s’il a obtenu gain de cause, les Saoudiens ne lui ont toujours pas versé le moindre dollar. On parle tout de même de mensualités cumulées à hauteur de 6 millions de dollars, représentant ses 3 années de contrat. Il faut savoir que la relation a été rompue depuis août dernier.

De la marge pour rebondir
Agé de 29 ans, celui qui compte 46 sélections (5 buts) avec le maillot de l’Algérie peut clairement se relancer et réaliser (pourquoi pas?) le souhait de retrouver un jour la tunique de l’EN. Néanmoins, pour l’instant, il vit des moments difficiles. En octobre 2019, Djamel Belmadi avait parlé de joueurs indésirables. Taïder ne pensait pas en être un. «Avec lui, j’ai toujours eu une superbe relation avec beaucoup de respect.
On s’est toujours apprécié, cela a été un plaisir d’aller en sélection sous ses ordres. J’ai toujours mouillé le maillot et j’ai été irréprochable et surtout, toujours, avec le sourire.
Je ne pense pas être concerné. Je le redis, la relation que j’ai pu avoir avec Belmadi a toujours était super», avait-il assuré.