La 13e édition du Salon national carrefour et formation, qui se tient depuis mardi au Palais des expositions (Safex), et qui se clôturera aujourd’hui, est surtout dédiée à l’économie digitale et aux nouveaux métiers du numérique. «Plus l’Algérie investira dans l’intelligence artificielle et plus le marché du travail sera enrichi par de nouveaux métiers du digital», estime le commissaire du Salon, Ali Belkhiri, qui indique que plus de
2 400 postes d’emploi sont à pourvoir durant cette édition. L’experte en entreprenariat, Linda Benkacem, directrice générale de deux écoles de formation spécialisées dans la création d’entreprises, a signalé pour sa part que la marque entreprise est l’une des sources principales de la création de nouveaux métiers numériques.
«La marque entreprise appelle à la publication de contenus, en ligne, pour redorer son blason. Ce qui appelle à des compétences et à la prise en charge de nouveaux métiers. Cette marque lui fait gagner et de nouveaux clients et des compétences qu’elle cherche en matière de recrutement», souligne-t-elle. La majorité des demandeurs d’emploi, fait-elle remarquer, effectuent d’abord des recherches en ligne sur les entreprises qui les intéressent avant de déposer leur CV. «D’où l’importance de leurs réputations numériques et de leurs identités online. L’e-réputation rassemble tous les avis sur les entreprises récoltés, notamment à travers ce qu’elles publient sur le Net. Ce sont ces publications qui construisent leur identité online. Un avis négatif peut leur faire perdre des clients», précise-t-elle. Les avis négatifs peuvent éloigner les meilleurs candidats en matière d’embauche. «Nous avons constaté que le taux des départs des employés des entreprises au niveau de la capitale est fort élevé. Une enquête doit être effectuée pour connaître les raisons, mais il est clair que la question de salaire n’est pas la seule en cause», dira-t-elle. Le Salon est aussi une opportunité pour ceux ou celles qui sont à la recherche d’un poste de travail «traditionnel». Un panel de postes d’emploi, dans la construction notamment, est ouvert aussi bien aux universitaires qu’aux diplômés de la formation professionnelle et aussi aux jeunes et aux moins jeunes. Une palette de formation leur est également proposée dans le cadre de ce Salon, qui réunit 80 exposants dont une quarantaine d’entreprises et une quarantaine d’instituts de formation. La société Kit Construction, versée dans la maintenance et dans la construction, propose 540 postes d’emploi, correspondant à ses besoins en ressources humaines pour 2019. Ces besoins englobent des petits métiers comme des postes de responsabilité et de management. Mais aussi des emplois dédiés exclusivement aux jeunes de moins de 18 ans. L’entreprise cible les jeunes qui ne sont pas scolarisés ou inscrits dans la formation professionnelle. Kit Construction les recrutent mais ne les intègrent sur le marché du travail qu’une fois leur apprentissage achevé. Elle s’engage à les former au sein de l’entreprise ainsi qu’au niveau de la formation professionnelle avec laquelle la société a signé des conventions. «C’est pour les doter de diplômes officiels. Une fois leur apprentissage théorique et pratique achevé, on les recrute de façon permanente», assure le représentant de cette entreprise. Les organisateurs de ce Salon ont tablé sur 25 000 visiteurs. Mais vu le flux très élevé des visiteurs, ils s’attendent à un nombre plus important de demandeurs d’emplois.