Le Salon international du livre d’Alger (Sila), généralement organisé vers la fin octobre, mais dont la tenue cette année était de plus en plus incertaine à cause de la pandémie, va finalement se tenir, mais en mode virtuel !

En effet, le ministère de la Culture et des Arts a tranché la question. Le directeur du bureau du livre du ministère, Djamel Foughali, a déclaré que la 25e édition de la manifestation habituellement abritée à la Foire d’Alger, serait bien organisée, mais sous la forme d’un rendez-vous «virtuel». Le retour à la normale ne se fera qu’«une fois que la situation sanitaire le permettra», avec la tenue dès que possible de «manifestations et salons locaux du livre», a-t-il affirmé à l’APS.
Ce responsable précise, en effet, que la nécessité de prévention contre la propagation du coronavirus avait conduit le ministère à se diriger vers la solution d’une «version virtuelle du Salon international du livre d’Alger». La décision a été prise, ajoute le même responsable, en concertation avec les représentants des éditeurs algériens et des responsables du bureau du livre au niveau du ministère de la Culture et des Arts. Des acteurs de l’industrie du livre qui auraient convenu de «l’impossibilité de tenir cet événement qui draine plus d’un million de visiteurs par an en cette période exceptionnelle de pandémie». Ainsi, cette édition du Sila s’annonce totalement inédite, tant pour les éditeurs, les visiteurs que les nombreux invités algériens et étrangers conviés chaque année. Le responsable du ministère ajoute que la manière dont sera organisée cette «version virtuelle (…) n’est pas encore finalisée» ; précisant uniquement que les rencontres, débats et autres tables rondes pourraient être maintenues en utilisant «les nouvelles technologies et les réseaux sociaux». Quant à la question de la vente des livres, Djamel Foughali estime «envisageable» la mise en place d’une plateforme de vente en ligne, en partenariat, explique-t-il, avec les professionnels de ce domaine et les maisons d’édition algériennes et étrangères habituées de l’événement. Une solution de vente longtemps demandée et attendue par les acteurs de l’industrie du livre sans jamais voir véritablement le jour à tel point que sa création d’ici au mois d’octobre ne peut que poser de nombreuses questions. Le Directeur du bureau du livre du ministère a également fait savoir, mais sans plus de détails, que le ministère de la Culture et des Arts adopterait des «mesures particulières pour préserver et dynamiser l’industrie du livre en Algérie en cette période d’exception».<