Le Salon de l’automobile de l’ouest fait de la résistance. C’est du moins ce qui ressort de cette 17e édition d’Autowest qui a ouvert ses portes hier au Centre des Conventions, à Oran.

Venu clôturer une année 2017 à zéro importation, l’événement automobile numéro un de la région ouest du pays a, certes, réussi à éviter le sort de l’annulation subi par le salon d’Alger, mais la détermination des organisateurs d’Autowest n’a pu faire mieux que d’offrir au public oranais un salon à très fort taux d’absence par rapport à ce que donnait à apprécier le CCO en pareille période lorsque, il y a à peine deux années, le marché algérien de l’automobile grouillait encore de marques qui se bousculaient au portillon de pareille manifestation pour renforcer leurs volumes de ventes et améliorer leur chiffre d’affaires.
Pour cette année 2017, Autowest ne doit, en fait, sa survie qu’à la production nationale qui a pu rassembler quelques projets déjà opérationnels et convaincre de la nécessité de conserver à l’événement sa raison d’être encore. D’où d’ailleurs le slogan « La production nationale : une réalité ». Une réalité qui s’expose à Oran à travers les stands de Renault, dont l’usine située à quelques kilomètres du CCO, à Oued Tlelat, vient consommer sa troisième année d’existence, de Kia (Gloviz) et Hyundai Trucs & Bus (GMI) à Batna, Mercedes-Benz (Safav-MB) à Tiaret et Rouiba et Hyundai (Tahkout). Une absence, toutefois, celle de Sovac Production dont l’usine est implantée pas loin de la capitale de l’ouest, à Relizane.
Sauf que cette poignée de marques versées au compte de la production nationale (assemblage serait plus approprié dans le cas actuel des process) ne suffisent pas pour organiser un salon. Ce qui a poussé l’organisateur Somex International à aller chercher du renfort dans le secteur des 2 roues. Au passage, l’appellation de ce salon a été revue et son édition 2017 a été rebaptisée « Salon de l’automobile et des motocycles de l’Ouest ». Sa configuration aussi, avec plus de marques de motos que de quatre roues. Et là où il y avait des voitures exposées, il y avait aussi des pancartes
« pas de commandes ». Nous y reviendrons