A l’occasion de la célébration de la Journée de lutte pour les droits des femmes, la délégation de l’Union Européenne organise la projection de «Woman at war» ce dimanche 8 mars à 19H à la salle Zinet  de l’Office Riadh El Feth. Ce long métrage, un thriller écologique très original, dont l’héroïne est une femme ordinaire  qui devient une farouche militante écologique pour sauver son village, a obtenu le Prix Lux 2018 décerné par le Parlement européen. Le ton du film est donné dès la première séquence où une  femme, avec un arc tire, au-dessus des lignes à haute tension, une flèche à laquelle est accroché un fil. Il va lui permettre, ensuite, de tirer un câble, de provoquer un spectaculaire court-circuit, de mettre à l’arrêt une usine de production d’aluminium. Alors qu’un hélicoptère surgit à l’horizon, que la police quadrille la région, la femme se fond dans ce paysage spectaculaire à la façon de Rambo. Elle n’a pas fini de surprendre car la voici qui déboule, un peu essoufflée, face à la chorale qu’elle va diriger. Ainsi tel que le souligne le synopsis du film, il s’agit de Halla qui  déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les terres d’Islande. Mais, elle se retrouve rapidement confrontée à une nouvelle situation où elle doit prendre en charge une petite orpheline et mener son combat sur deux fronts écologique et maternel. Auteur, acteur, metteur en scène, homme de théâtre islandais, le réalisateur Benedikt Erlingsson est, à tous ces titres, un merveilleux conteur d’histoires. Dans « Woman at War », comme dans son précédent et premier long-métrage « Des chevaux et des hommes », Benedikt Erlingsson met en scène l’ordinaire d’hommes et de femmes que les actes de bravoure élèvent au rang momentané et parfois fugace de héros.  Le réalisateur islandais  se joue ainsi  des ressorts du film d’action, d’aventures, de suspense, les mêlant sans en adopter un seul en particulier. Dans « Woman at War », l’engagement d’Halla et du cinéaste pour l’écologie s’exprime dans chacun de ses agissements, plus que par les discours qu’elle pourrait tenir. Il en est de même pour tous les personnages qu’elle rencontre. Il en va ainsi pour la nature aussi, protagoniste à part entière du film.