Les présidents des cinq pays du G5 Sahel réunis en sommet lundi à Bamako ont insisté sur « l’urgence » d’une riposte coordonnée aux menaces terroristes dans la région, selon un document de travail de la rencontre. « Nous assistons ces derniers mois à une multiplication des attaques terroristes dans le Sahel.

Ces attaques nous rappellent l’urgence de la lutte », a déclaré le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), à l’ouverture de la réunion dans la capitale malienne. « Les terroristes se sont organisés pour nous conduire dans une longue et éprouvante guerre », a-t-il ajouté, estimant que « la menace est non seulement réelle mais elle prend de nouvelles proportions. Si nous n’agissons pas vite, notre espace deviendra durablement un espace terroriste ». « Face à la montée de l’extrémisme, il faut la mutualisation des efforts pour relever les défis. Nous devons aller plus loin pour réaliser le Sahel de la Défense », a souligné pour sa part le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
Selon le document de travail interne à la rencontre, « le nord du Mali est une base de repli des terroristes. C’est également un lieu de départ des attaques contre d’autres pays ». « Il est désormais admis que ce sont les mêmes terroristes qui ont récemment frappé au Burkina, en Côte d’Ivoire, au Niger et au Mali », selon ce texte, résumant des éléments d’enquêtes sur une série d’attentats terroristes dans ces pays. Le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont convenu le 24 janvier à Niamey de créer une force pour lutter contre l’insécurité dans la zone du Liptako-Gourma, à cheval sur les trois pays, et « en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels de tous genres », selon un communiqué officiel.