Les travaux de la réunion de concertation des pays membres de l’Union africaine (UA) sur la stratégie du Sahel, organisée par l’UA en collaboration avec le G5 Sahel et avec la participation des Nations unies et des partenaires techniques et financiers de l’UA, ont débuté hier mercredi dans la capitale mauritanienne, Nouakchott.

Les participants à cette rencontre à laquelle prend part l’Algérie avec une délégation présidée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Noureddine Ayadi, débattront, deux jours durant, du présent et futur de la région du Sahel, des défis auxquels elle fait face, de la coordination de l’appui destiné au G5-Sahel (Mauritanie, Burkina Fasso, Niger, Mali et Tchad), ainsi que de l’adoption de la feuille de route qui traite de toutes les questions y afférentes.
Les participants à cette rencontre qui est la 2e du genre qu’organise l’UA et qui intervient après une rencontre similaire sur la région de la Corne de l’Afrique, tenteront de relancer une action de concertation stratégique à même de déboucher sur la mise en place d’une stratégie commune complémentaire pour consolider la paix, la sécurité et le développement durable dans la région du Sahel et parvenir à une analyse et à une compréhension commune des défis existants et émergents auxquelles fait face la région.
Présidant l’ouverture des travaux de ladite réunion, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que la région du Sahel est sujette, depuis des années, à de grands défis qui se posent dans les domaines de sécurité et développement, lesquels sont accentués par les retombées négatives de conflits régionaux et internationaux, d’une part, et par des impacts tragiques des changements climatiques, d’autre part.
Il a exprimé sa conviction que cette rencontre aboutira à une approche globale qui devra dépasser les obstacles qui empêchent la mise en œuvre harmonieuse et optimale des stratégies ayant trait à des questions. Une mise en œuvre qu’assure le G5 et le processus de Nouakchott dans la quête d’une solution à tous les problèmes qu’affronte la région et qui repose un ensemble de priorités qui doivent être au cœur des différentes approches et stratégies actuelles.
Pour sa part, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahmat a indiqué que cette réunion intervient en application de la stratégie de l’UA, élaborée en 2014, dans le cadre de la coordination avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.
A ce titre, il a mis en exergue le rôle important que jouent les pays du Sahel, notamment ceux du G5 Sahel pour affronter les défis sécuritaires et de développement qui menacent la région. Il a également réitéré l’engagement de l’UA à soutenir les pays du Sahel et à déployer tous les moyens humains et matériels afin de relever les défis sécuritaire et de développement qui menacent la région, souhaitant que les travaux de cette réunion de concertation puissent mettre en place une feuille de route claire et réaliste, réunissant les expériences de tout un chacun et donnera ses fruits en temps opportun. Pour sa part, la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohamed a mis en avant l’importance accordée par l’ONU à la région du Sahel, compte tenu des menaces auxquelles elle fait face à savoir le terrorisme, l’insécurité et les changements climatiques, d’où la nécessité de les confronter ensemble et d’améliorer les conditions économiques et asseoir la bonne gouvernance.
A ce propos, Mme Amina Mohamed a réaffirmé le soutien de l’ONU aux pays de Sahel pour parvenir à des solutions permanentes à travers l’investissement dans le développement durable, le renforcement des capacités de ces pays en matière de lutte contre les groupes terroristes, outre l’accomplissement d’un rôle important en terme de services sociaux ainsi que l’autonomisation de la femme et la lutte contre la traite des êtres humains. « Face aux enjeux, aux multiples problèmes prévalant dans la région du Sahel et la multitude de stratégies et d’interventions, l’UA vise à travers cette rencontre stratégique de concertation à unifier les visions quant aux questions sécuritaires, économiques et sociales, dans le but de trouver une approche globale et intégrée relative aux défis confrontés par la région », a déclaré à l’APS, le commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui.