La question des migrants subsahariens est loin de connaître son épilogue, et en dépit de toutes les mesures prises par l’Algérie, en vue d’en atténuer l’ampleur, force est de constater que chaque jour de nouveaux migrants tentent d’entrer sur le sol algérien.

C’est une tendance lourde que tous les gouvernements de la région devraient prendre en compte, de même que les pays d’origine de ces migrants devraient se pencher sur la situation de leurs concitoyens pour leur éviter un long et périlleux chemin de retour.
Pour l’Algérie, la cause est entendue : il s’agit de migrants illégaux qu’il va falloir refouler, tout comme le font les pays européens avec les migrants clandestins, y compris les Algériens. Même s’il est, parfois, difficile d’organiser des opérations de rapatriement, fort coûteuses et souvent infructueuses, puisque la plupart des refoulés reviennent rapidement sur le sol algérien, alors que dans beaucoup de cas, des migrants demandent le statut de réfugiés, qui les met à l’abri de toute expulsion. Là aussi, le problème est de savoir qui est en droit de revendiquer ce statut, qui ne l’est pas.
L’Algérie accueille, sur son sol, des milliers de réfugiés, depuis les années 1970. Les Sahraouis sont les plus nombreux, dans les camps de Tindouf où ils attendent, depuis le cessez-le-feu décrété en 1991. La question sahraouie revient, ces derniers jours, sur les devants de la scène, avec l’annonce de la prochaine visite du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU dans la région. Alors que les résolutions onusiennes et la légalité internationale sont claires sur le sujet, la partie marocaine joue les temps morts, en essayant de vendre son plan d’autonomie, lequel est une remise en cause, pure et simple, du plan onusien, pourtant signé par le Maroc, prévoyant un référendum d’auto-détermination du peuple sahraoui. Une consultation que les Marocains voudraient, à tout prix, éviter, retarder, sachant pertinemment que le peuple sahraoui votera pour son indépendance.
Après avoir échoué à peser dans les rouages de l’UA, en vue d’en exclure la Rasd, le Maroc se tourne vers ses alliés de l’Afrique de l’Ouest, en demandant l’adhésion à la CDEAO. Une demande aussi burlesque que celle l’ayant conduit à adhérer au Conseil des pays du Golfe.