Le Conseil de sécurité tiendra mercredi prochain une réunion sur la situation au Sahara occidental, dont le dernier round de négociation entre les deux parties en conflits remonte à 2012, a appris l’APS jeudi auprès du représentant du Front Polisario aux Nations unies, Ahmed Boukhari.

Ce dernier a fait savoir que la réunion, prévue à huis clos, a été programmée à la demande de l’Uruguay, membre non permanent du Conseil de sécurité. L’organe onusien a convié à ce titre le département des opérations de maintien de la paix pour faire le point sur la situation au Sahara occidental occupé.
Cette réunion intervient dans un contexte où le Maroc bloque toute initiative visant une solution pacifique du conflit qui oppose les deux parties depuis 1975.
A cet effet, le représentant du Front Polisario a lancé un appel au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guteress, pour « s’engager le plus tôt possible dans le règlement de ce conflit afin de garantir le respect des résolutions de l’ONU et de sa mission pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) ».
M. Boukhari a mis en garde contre « la stratégie (ou vous êtes avec moi ou vous êtes contre moi) menée par le Maroc pour intimider le secrétaire général de l’ONU ».
Mardi dernier, le représentant du Front Polisario a déclaré à l’association des correspondants de presse de l’ONU que « le processus de paix a été minée, et la Minurso a été l’une des victimes » de ce blocage. Il a ajouté que l’envoyé spécial de l’ancien SG de l’ONU, Ban Kimoon, Christopher Ross était toujours entravé dans sa liberté de mouvement, depuis mars dernier, date de son expulsion lui et 84 agents de la Minurso. Même avec le retour d’une partie de la composante civile de la Minurso, M. Ross demeure empêché par le Maroc de reprendre la médiation entre les belligérants. « J’espère que si le Maroc est prêt et qu’il ne s’adonne pas à un jeu à travers un agenda caché avec son adhésion à l’Union africaine (UA), cela peut contribuer à revigorer le processus de paix au niveau des Nations unies », a-t-il dit
Le lendemain de son adhésion à l’UA après 33 ans de défection, le Président sahraoui Brahim Ghali a soutenu que l’adhésion du Maroc à l’UA l’engage à contribuer efficacement à la mise en œuvre du plan de paix ONU-OUA (actuellement UA) pour la décolonisation du Sahara occidental et le respect de la souveraineté de la République sahraouie sur son territoire.