Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a réclamé, hier (lundi), à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU d’accorder au peuple sahraoui son «droit à l’autodétermination», en dénonçant «l’intransigeance» du Maroc, pour régler le conflit au Sahara occidental.

Synthèse rédaction nationale
«L’organisation d’un référendum libre et équitable pour permettre à ce peuple vaillant de déterminer son destin et de décider de son avenir politique ne peut rester à jamais l’otage de l’intransigeance d’un Etat occupant qui a failli à plusieurs reprises à ses obligations internationales», a-t-il dit. Citant les résolutions de l’ONU et la participation de l’Union africaine à un plan de règlement, il a estimé que cette «question de décolonisation (…) ne peut trouver de solution qu’à travers l’application du principe d’autodétermination». «Le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est inaliénable, non négociable et imprescriptible», a insisté le chef de la diplomatie, en assurant que l’Algérie, «pays pivot», ne cherchait qu’à œuvrer «pour la paix et la coopération» dans la région. Fin août, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en raison «d’actions hostiles» du royaume, une décision «complètement injustifiée» et regrettée par Rabat. Le 22 septembre, l’Algérie a enfoncé le clou en décrétant la fermeture «immédiate» de son espace aérien à tous les avions marocains. Les négociations sous l’égide de l’ONU entre le Maroc et le Polisario, auxquelles participent l’Algérie et la Mauritanie, sont interrompues depuis le printemps 2019 et la démission de l’émissaire de l’ONU chargé du dossier, l’ex-président allemand Horst Kohler. Après une douzaine de personnalités approchées pour prendre le relais, le Maroc a fini par accepter à la mi-septembre, sous pression américaine, selon plusieurs diplomates, la nomination du diplomate italo-suédois Staffan de Mistura comme nouvel émissaire de l’ONU. Sa désignation n’est cependant toujours pas intervenue officiellement.