En 14 ans d’évolution sous la houlette du même staff technique,  le NR BBArréridj de volleyball a pu rafler 14 titres et pendant 5 saisons consécutives il a engrangé  4 doublés pour totaliser

9 trophées, le dernier en date est le sacre du champion d’Algérie pour la saison 2017-2018, en battant at home le GSP par un score de 3 sets à 1. Et sur le plan continental, le NRBBA a pu décrocher à deux reprises la médaille de bronze au championnat d’Afrique des clubs tenus en Tunisie en 2011 et 2016. Or, les dirigeants du club craignent que ce brillant parcours soit entravé par la coupe budgétaire. « D’abord, si nous détenons un tel palmarès, c’est parce qu’on n’a pas changé une équipe qui gagne. Autrement dit, le club a depuis 14 ans été dirigé par le même staff. Sans, toutefois, tomber dans l’ingratitude. Car, c’est grâce aux subventions des collectivités locales qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Sauf que cette saison nous avons vu le budget charcuter de deux tiers, au lieu de 1,8 milliard de centimes, nous n’avons perçu que 600 millions de centimes de subventions. Pourtant nous avons terminé la saison champion d’Algérie », se confient à nous Djamel Kherisset et Abbas Tibourtine, respectivement, président du club NRBBA et directeur administratif et financier du club, membre du bureau de la Fédération algérienne de volley-ball. Et lors du dernier tournoi play off qui s’est déroulé à Bordj les 8, 9 et 10 du mois en cours, le trophée du champion d’Algérie a été remis à domicile au NRBBA, dans une ambiance festive grandiose. Mais l’euphorie a laissé place à l’incertitude quant à l’avenir de l’équipe avec l’amenuisement des subventions. « Nous tenons à lancer un appel aux responsables locaux,  notamment, le P/APC, en tant qu’ancien président du NRBBA, de 2000 à 2004, et le P/APW en tant que membre du staff dirigeant du CABBA, sans oublier le coup de pouce du premier magistrat de la wilaya, à nous aider pour que nous puissions nous adonner pleinement à la discipline. Certes, l’APC justifie la régression des subventions par le manque des recettes qui tardent à renflouer les caisses de la commune, mais nous lui demandons de faire un effort, tenant compte que nous ne sommes pas des canards boiteux. Nous avons honoré la région des Bibans à maintes reprises. Mais en l’état actuel des choses, la saison prochaine s’annonce difficile. Nous ne pourrons ni recruter  ni avancer, au risque de jouer sur le maintien », concluent nos interlocuteurs.