Le FFS (Front des forces socialistes) a dénoncé les attaques aux symboles nationaux et s’est élevé contre les atteintes aux emblèmes de l’unité nationale. Il n’a pas manqué à ce sujet de condamner fermement le saccage de la statue érigée à la mémoire de l’historique et fondateur du parti, Hocine Aït-Ahmed, dans la commune de Ouacif, en s’insurgeant contre « une offensive abjecte contre les symboles les plus emblématiques de l’Unité Nationale et de l’Histoire de notre pays » selon un communiqué parvenu à la rédaction signé par le premier secrétaire national.

Par Sihem Bounabi
Le Front des forces socialistes (FFS) a condamné fermement le saccage de la statue de Hocine Aït-Ahmed, érigée en sa mémoire dans la commune de Ouacif, en s’insurgeant contre «une offensive abjecte contre les symboles les plus emblématiques de l’unité nationale et de l’histoire de notre pays», selon un communiqué parvenu à la rédaction, signé par le premier secrétaire national, Youcef Aouchiche. Suite à cet acte de vandalisme, le FFS estime que ces «attaques méprisables et méthodiques contre tout ce qui nous unit» ont pour objectif «de semer la discorde et la division entre les Algériennes et les Algériens» ajoutant qu’«agissant en pyromanes, ces apprentis sorciers qui ont l’habitude de nager en eaux troubles jouent sur toutes les sensibilités dans l’espoir d’attiser la haine et de raviver le spectre de la violence dans le pays».
Il est également souligné que «les attaques contre l’Histoire d’un pays ne sont jamais neutres, elles font partie au même titre que les expéditions militaires génocidaires de l’arsenal de destruction massive contre les peuples».
Le FFS tient à mettre en exergue dans son communiqué que face à ces tentatives de division de la nation, «le peuple algérien qui a résisté à l’extermination de la conquête coloniale au XIXe siècle, qui a résisté à la guerre d’anéantissement politique, économique et culturel qui lui a été infligée par l’ignoble offensive coloniale durant le XXe siècle, ne saurait tomber dans les pièges des guerres de désintégration nationale au XXIe siècle.»
Martelant son indignation devant un tel comportement, le FFS charge les responsables de cet acte de vandalisme : «Honte aux destructeurs de l’Unité nationale à travers les attaques contre ses symboles héroïques.»
Il conclut son communiqué en affirmant que «le peuple algérien qui a payé un tribut des plus lourds pour reconquérir sa souveraineté grâce à son unité, à sa vigilance et à l’intelligence de ses symboles de la résistance héroïque, ne saurait laisser les âmes malades, la médiocrité politique et les vassalités à l’Est ou à l’Ouest du monde, mettre en danger sa sécurité et la pérennité de ses conquêtes».
Pour rappel, érigée au mois d’avril 2016 à Ouacif, dans la wilaya de Tizi Ouzou, la statue à l’effigie de Hocine Aït Ahmed a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche. Sur les réseaux sociaux, des vidéos ont circulé montrant une partie de la stèle complètement saccagée. Ce qui a soulevé une vague d’indignation de la part des citoyens mais également de nombreux militants du FFS, dont Hakim Belahcel, membre de l’instance présidentielle du FFS, qui a dénoncé «avec force et véhémence» cet acte de vandalisme. «Rien ne peut justifier ni légitimer cet acte de sabotage qui attente à la mémoire de l’un des piliers de la Révolution algérienne et précurseur du combat démocratique dans le pays.» <