Alors que les autorités concernées s’attellent, ces derniers mois, à rendre à l’Algérie sa place sur la scène internationale en multipliant les initiatives diplomatiques, le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a mis, hier, en exergue cette démarche qui fait son chemin.

S’exprimant lors d’une séance de travail avec les membres de la Commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’étranger de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Boukadoum a insisté sur la nécessité d’aboutir à un «consensus national» sur la politique extérieure du pays. Autrement dit, «les secteurs de la politique extérieure et la Défense nationale doivent faire l’objet d’un consensus national à l’intérieur du pays», a-t-il expliqué, ajoutant qu’«il ne faut pas qu’il y ait des différends sur ces deux secteurs dont les prérogatives relèvent du Président de la République, comme c’est le cas dans tous les pays du monde».
«La direction de la politique extérieure bénéficie d’un intérêt soutenu au sein du programme global du renouveau national et d’édification d’une Algérie nouvelle» et ce, en accordant à notre pays «la place qui lui sied, dans le cadre des principes connus de la diplomatie algérienne, a soutenu le chef de la diplomatie algérienne, avant de rappeler les principes retenus à cet effet, à savoir «le respect de la souveraineté des pays, de leur indépendance et de leur intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires internes des pays, le respect des règles de bon voisinage, le règlement pacifique des conflits et le soutien des causes justes». Référence faite au dossier brûlant de la crise libyenne qui pousse l’Algérie à redoubler d’efforts pour arriver à une solution par la seule voie du dialogue entre les parties en conflit, à l’abri de l’ingérence étrangères, notamment celle axée sur l’intervention militaire.
M. Boukadoum a, par ailleurs, affirmé que la direction de la politique extérieure, qui «relève des prérogatives du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, bénéficie d’un intérêt soutenu au sein du programme global du renouveau national et d’édification d’une Algérie nouvelle» et ce, en accordant à notre pays «la place qui lui sied, dans le cadre des principes connus de la diplomatie».
«L’action diplomatique est adaptée sur la base de la triptyque : souveraineté, sécurité, développement de façon à assurer la défense des intérêts suprêmes de la Nation, la préservation de la sécurité nationale et la réalisation d’une décision souveraine indépendante avec une meilleure exploitation des opportunités de partenariat et de coopération au service du développement», a-t-il précisé. Affirmant qu’il y a une volonté de communication pour avancer main dans la main, le ministre a précisé que «la politique extérieure doit être le résultat d’un consensus ou du plus large consensus possible à l’intérieur du pays…».
«Si nous voulons défendre notre pays, il y a deux domaines où il faut un consensus, à savoir les affaires étrangères et la défense, des domaines relevant des prérogatives du Président de la République, comme c’est le cas dans 90% des pays du monde», a-t-il dit. «Nous pouvons être en désaccord comme pour la loi de finances, ce qui est normal dans toute démocratie, mais pour les affaires étrangères et la défense, il vaut mieux pour tous les Algériens ou pour le plus grand nombre possible d’Algériens, leurs représentants et le Gouvernement d’emprunter une seule voie et d’exprimer une seule position».<