Les retrouvailles entre Islam Slimani et le premier club qui l’a présenté en Europe et où il avait écrit sa légende tournent mal. L’international algérien ne semble plus rentrer dans les plans de son entraîneur au Sporting CP. En effet, Rùben Amorim a jugé que l’attaquant manquait d’implication dans les entraînements. Et cela a coïncidé avec le mois de Ramadan. Le coach n’a montré aucune indulgence pour le joueur. Et cet épisode risque de précipiter la fin du contrat pour le Dz.

Par Mohamed Touileb
Pourtant, tout semblait avoir bien commencé pour Slimani qui a eu du temps de jeu, a marqué des buts (4) et fait 1 passe décisive en 12 apparitions dont 5 seulement comme titulaire. Amorim l’a fait jouer. Mais depuis son retour de l’équipe nationale et la désillusion subie par la sélection avec cette élimination dramatique dans le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 face au Cameroun, la donne a complètement changé.

Aucune indulgence du coach !
Le driver des Lisboètes dit avoir constaté du changement dans l’attitude de Slimani durant les entraînements. Ça avait commencé par une non-convocation pour le match en championnat face à Tondela le 09 avril dernier et ça s’est terminé avec une annonce publique pour signifier qu’il y a une sorte de divorce consommé entre le technicien et le fer de lance.
Et il y avait par la suite son absence de la feuille de match de la demi-finale ‘’retour‘’ de la Coupe de Portugal contre le FC Porto. Bien qu’éliminé et contraint de terminer la saison sans trophée, Amorim a lâché « ceux qui sont les plus appliqués aux entraînements sont appelés. Je peux prendre le risque de perdre la Coupe mais je ne changerais jamais de méthodes. Les entraînements signifient beaucoup pour moi », en parlant de « SuperSlim ».
Avant le match de Boavista, Le Dz a eu droit à 31 minutes contre le Benfica pour le derby (défaite 0-2 à domicile) puis rebelote : Amorim le met hors de la liste pour le déplacement chez le Boavista. Pour la conférence d’avant-match, il assure que « le sujet est clos. Il ne sera pas convoqué face à Boavista. On jouera sans avant-centre, on l’a déjà fait l’an dernier. J’ai une responsabilité complètement différente de celle de Slimani. L’affaire est réglée ».

La sympathie des supporters peut changer la donne
On ne sait pas trop quoi penser concernant la suite de la collaboration. Pour sa part, le « Vert » essaie de se montrer exemplaire comme il l’a toujours été en carrière. Jeudi dernier, il s’est contenté de mettre une story en écrivant : « Sans manger, ni boire, je me suis toujours entraîné avec dévouement pour mon club. Et personne ne peut m’enlever ça ». Le buteur historique de l’Algérie voulait clairement faire passer un message. A bientôt 34 ans, son organisme peut pâtir du jeun. Et c’est ce qu’Amorim devait comprendre en plus de ce coup au moral avec la qualification ratée dans les ultimes instants face au Cameroun au Mondial. Après une saison sans trophée, Amorim pourrait être remercié. Surtout que Slimani a une cote auprès des supporters Sportinguistas qui l’adulent. Il est évident qu’entre lui et son coach il n’en restera qu’un. Le contrat du natif d’Aïn Benian court jusqu’en juin 2023 avec une année en option.