Les intendants du secteur de l’Education ont décidé de «boycotter» leurs activités pédagogiques et administratives, annonce, dans un communiqué, la commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’Education (CNFSEE), affiliée à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef).

La CNFSEE reproche au ministère de tutelle de ne pas avoir intégré ce corps de l’éducation nationale dans la nouvelle grille indiciaire des grades et le régime de rémunération des corps spécifiques du secteur, publiée récemment par la tutelle, en application du décret présidentiel n° 14-266 du 28 septembre 2014 modifiant et complétant le décret présidentiel n°07-304 du 29 septembre 2007.
La commission a, également, décidé d’observer une grève nationale le 24 avril prochain, soulignant que cette action sera appuyée par des rassemblements de protestation devant les directions de l’éducation à travers le territoire national. «Dans le cas où notre plateforme de revendications n’est pas satisfaite, la commission se réunira pour fixer une date pour un sit-in national de protestation nationale», prévient la CNFSEE, avant de rappeler ses revendications, principalement celle relative à la promotion des adjoints et adjoints principaux au grade de sous-intendant. Une «revendication fondamentale», insiste-t-on dans la corporation.
Les intendants interpellent aussi la tutelle pour «hâter le traitement des dysfonctionnements contenus dans la loi 08-315 du 11 octobre 2008». Ils revendiquent, en outre, d’en finir avec «la gestion annexée» par la prise en charge des dossiers des sous-intendants gestionnaires, titulaires de diplômes scientifiques, à travers «la valorisation de leurs expériences en gestion» et leur promotion au grade d’intendant. La commission explique, enfin, qu’elle n’a plus d’autre recours que la grève pour «arracher les droits des intendants » et faire valoir les revendications de ce personnel «restées jusque-là en suspens».
Il est utile de rappeler que les intendants ne sont pas les seuls fonctionnaires du secteur à s’estimer lésés par la nouvelle grille indiciaire des grades et le régime de rémunération, élaborée par le ministère de l’Education nationale. La semaine dernière, l’Intersyndicale du secteur avait tenu une réunion à Alger pour évaluer l’impact de ces mesures qu’elle a jugées «injustes». Des représentants syndicaux avaient, à l’occasion, estimés que «les décisions de promotion prises par la tutelle ne profitent qu’à 3% du personnel de l’Education nationale».