Les 48 walis du pays sont désormais mis devant leurs responsabilités. Ils doivent passer à la vitesse supérieure et accomplir pleinement la mission dont ils ont la charge dans le rang de première autorité locale.
Le président de République et le Premier ministre ne sont pas allés par quatre chemins en lançant ce message, ni fait l’économie de mots et autres expressions tout indiquées pour désigner les maux qui rongent le quotidien du citoyen par manquement aux engagements des walis et leurs relais dans la gestion locale.
Après le discours d’ouverture de la réunion Gouvernement-Walis, qui a vu Abdelmadjid Tebboune s’en prendre à cette corporation, qui a longtemps fait beaucoup plus de pluie que de beau temps dans de nombreuses régions du pays, c’est à Abdelaziz Djerad de revenir à la charge et d’abonder dans le même sens des critiques, jeudi, lors de la clôture de la même réunion.
Critiques suivies par des instructions qui ont tout d’une mise en demeure adressée aux concernés qui devront désormais retrousser les manches pour réaliser les objectifs de développement socio-économiques d’ici la fin de l’année. Ceux-ci sont appelés à tracer une voie vers la concrétisation en s’appuyant sur un nouveau mode de gouvernance, c’est-à-dire dans une logique de rupture avec des pratiques qui ont poussé le pays à se développer avec, entre autres malheureuses expériences, des zones d’ombre qui poussent comme des champignons, faisant du quotidien des populations un calvaire que seule une faillite dans la gestion pourrait justifier.
Cette faillite était aisément perceptible depuis longtemps sur la place publique et devenait palpable à chacun des contacts que pouvait avoir le citoyen avec une administration locale au service exclusif de ceux qui l’ont mise en place pour se servir et servir les leurs, loin des préoccupations, voire des souffrances du commun des Algériens. L’heure est au changement.