A la Fédération algérienne de football (FAR), il y a une mêlée d’intérêts. En effet, il semble y avoir deux «clans» et cela pourrait être préjudiciable pour l’ovalie Dz. Aux dernières nouvelles, la tête du patron de l’instance, Sofiane Ben Hassen, était toujours mise à prix avant le départ du ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS) sortant, El-Hadi Ould-Ali.

Malgré le départ de ce dernier, les détracteurs du boss de la FAR sont toujours là. Pour preuve, ils ont tenté de lui retirer la confiance. Cependant, le « menacé » ne semble pas inquiet car la manœuvre est « illégale ». Aussi, le dernier remaniement ministériel pourrait calmer le conflit avec la venue de Mohamed Hattab à la tête du MJS.
Les premiers signes du danger étaient palpables depuis que les bilans moral (19 voix contre 15) et financier (20 voix contre 14) ont été adoptés de justesse et sans unanimité aucune. C’était le 26 février dernier. Des turbulences étaient attendues et cela s’est confirmé puisque 19 membres ont signé une pétition dans le but de retirer la confiance au président Ben Hassen. Une tentative de « putsch » qui n’est pas réglementaire comme l’indique l’homme fort du ballon ovale en Algérie. « La procédure entamée par 19 membres sur les 34 ne représente nullement les 2/3 de l’Assemblée générale, composée de 47 membres dont 13 du bureau fédéral, donc les deux tiers c’est 34 membres. L’action menée par ces membres est illégale, ils ont bafoué les statuts de la Fédération », précise-t-il en rappelant qu’ « il faut avoir un motif pour organiser une AGEx, chose qui n’a pas été précisée par les 19 membres. Le motif de la mauvaise gestion, évoqué par ce groupe, est inacceptable, car les bilans moral et financier ont été adoptés lors de l’AGO, en présence de Khaled Babou, membre de Rugby Afrique, qui nous a d’ailleurs félicités.»

Des perches dans les roues
Pour les raisons ayant motivé cet agissement des membres détracteurs du « numéro 1 » de la FAR, il s’agirait, « explicitement » si on ne connaissait pas l’implicite, de son « manque d’intérêt à la formation du produit local au profit des joueurs évoluant à l’étranger.» Un reproche qu’il nie en indiquant que « nous avons formé plus de 300 personnes, comme entraîneurs et arbitres en 2017 sur le territoire national, avec des diplômes attribués par la Fédération internationale ».
Ben Hassen a, par ailleurs, expliqué que « nous avons commencé notre travail en 2016, après avoir eu l’agrément, et on est obligé de jouer avec les binationaux, en plus ce sont tous des Algériens qu’ils jouent en Algérie ou à l’étranger.» Cette politique a, en tout cas, permis à la sélection de remporter la finale de la Rugby Africa Bronze Cup contre la Zambie et d’accéder au palier supérieur de cette compétition continentale. On ne peut, logiquement, pas dire que ce sport n’ait pas réalisé de bond significatif sous sa présidence. Mais derrière cette rébellion, c’est le conflit COA – MJS que le « sport à quinze » est en train de payer.
Il faut rappeler que la FAR est l’une des quatre fédérations ne s’étant pas alliées à Ould-Ali contre le Comité olympique algérien. Cette neutralité lui vaut toujours certaines pressions de la part de la tutelle.
Aussi, la FAR «n’a jamais bénéficié de subventions du ministère de la Jeunesse et des Sports et qu’elle est actuellement gérée grâce à la contribution de ses membres et partenaires» comme le fait constater Ben Hassen. Une privation qui en dit long sur l’acharnement.