Les feux ne sont pas éteints et même si elle chavire encore, l’Algérie reste toujours debout. Une posture qui n’a pu exister que grâce notamment à ce que l’histoire retiendra, la solidarité des citoyens. D’où l’importance de rester sur cet élan pour contrer l’autre hécatombe qui touche le pays, la Covid-19. Peut-être que certains font semblant de l’oublier, mais la pandémie ne s’est pas arrêtée. Elle frappe encore plusieurs familles algériennes. Les annonces de décès suite à la Covid-19 demeurent nombreuses, trop nombreuses. Le bilan quotidien d’hier du ministère de la Santé donne 37 morts ; 37 de trop. La vague a peut-être diminué, cependant, le virus est omniprésent. Les Algériens n’ont pas d’autres choix que d’essayer de survivre à ses effets dévastateurs, que ce soit dans la période actuelle, mais, également, à court, à moyen, et selon toute vraisemblance, à long terme. Une adaptation qui commencera par une prière, celle de ne pas tomber malade, et si c’est le cas, de ne pas subir un manque d’oxygène. Malheureusement, les efforts à fournir ne seront pas uniquement dans ce sens.
Le confinement et les vacances ont quelque part désorienté plus d’un, mais ils ne seront pas « sans fin ». L’été ne tardera pas à passer, et la rentrée sociale n’est pas aussi lointaine que cela. Un rendez-vous annuel très attendu et qui aura, cette année, un «goût » bien particulier. De nombreux paramètres sont en jeu, et certains seront inédits par rapport l’année dernière. Les vaccins sont ainsi incontournables dans tout ce qui va se passer. Des questions s’imposent dès maintenant. Parmi elles, celle relative au « temps ». La rentrée scolaire sera-t-elle reportée comme le demandent certains syndicats de l’Education nationale ? Il y a, également, cette campagne de vaccination qui devra toucher l’école, et dont « l’écho » de la part du personnel enseignant et des parents reste encore méconnu.
Les inquiétudes touchent aussi le monde du travail, sévèrement secoué par la pandémie, et dont la « résistance » est de moins en moins forte. La dernière sortie médiatique de Sami Agli, président du CAPC (ex-FCE), est venue confirmer le grand marasme dans lequel se retrouvent les entreprises algériennes. L’impact sur les chiffres d’affaires est tel que beaucoup d’emplois sont menacés et d’autres ont carrément été supprimés. Le plus urgent est de sauver ce qui peut l’être. Le ciel algérien continue à être rougeâtre…

NB : L’image en haut représente la couverture de « Le mystère de la patience », un roman de l’écrivain et philosophe norvégien Jostein Gaarder (auteur, entre autres, de « Le monde de Sophie ») publié en 1990 par les éditions « Points ».