Roger Federer doit désormais partager le record de victoires en Grand Chelem avec Rafael Nadal. Mais le Suisse n’a pas tardé à publier un message de félicitations au champion espagnol, quelques minutes seulement après sa victoire en finale contre Novak Djokovic. Sur le profil Twitter de Roger Federer, un tweet épinglé depuis le 28 janvier 2018 et un autre publié dimanche après-midi peu après 18h30 se répondent, l’un en-dessous de l’autre. Comme un clin d’œil.
Le premier, en standby depuis maintenant deux ans et neuf mois, date du 20e et à ce jour dernier titre en Grand Chelem du Suisse, lors de l’Open d’Australie 2018. Le second, lui, évoque un autre 20e titre majeur, celui de Rafael Nadal, conquis par l’Espagnol dimanche au terme d’une impressionnante démonstration de force en finale contre Novak Djokovic, balayé en trois manches.

« Mon plus grand rival »
Roger Federer ne pouvait manquer d’y aller de son message de félicitations pour ce rival si particulier, qui l’a beaucoup martyrisé, surtout sur terre battue, et de façon plus douloureuse encore à Roland-Garros, mais avec lequel il a noué au fil des ans une forme de complicité.
« J’ai toujours eu le plus grand respect pour Rafa en tant que personne et en tant que champion, écrit le désormais co-recordman des titres en Grand Chelem. Il a été mon plus grand rival depuis tant d’années, je crois que nous nous sommes mutuellement poussés pour devenir de meilleurs joueurs. C’est donc un grand honneur pour moi de le féliciter pour sa 20e victoire en Grand Chelem. » A propos de ce 13e titre à Roland-Garros, Federer parle « d’un des plus grands accomplissements dans le sport ». « J’espère que 20 n’est qu’une étape supplémentaire dans ce voyage qui continue pour nous deux. Bien joué, Rafa. Tu le mérites », a conclu le Suisse.

McEnroe subjugué par Nadal
Où placer le 13e titre de Rafael Nadal dans l’histoire du sport est une question qu’il est légitime de se poser tant l’Espagnol domine sa discipline sur l’ocre parisien. Comme le dit justement John McEnroe : « Battre Rafael Nadal en cinq sets sur terre battue est la chose la plus difficile dans le sport ». Une affirmation que valide le gaucher américain.
Et John, de rappeler une époque où l’on pensait déjà avoir touché le « nirvana » avec un blond suédois : « J’étais à l’époque où je pensais regarder le plus grand – j’étais à l’époque – Borg. Nadal l’éclipse ». L’éclipse et surtout rayonne sur une planète tennis où il a toujours été exemplaire.