Le président américain Joe Biden a assuré hier que «rien n’était exclu», à une journaliste qui lui demandait si les Etats-Unis comptaient interdire les importations de pétrole russe, au moment où il quittait la Maison Blanche pour un court déplacement.
Il a fait cette déclaration après avoir déjà pris une volée de mesures économiques contre la Russie en réponse à l’invasion de l’Ukraine, allant de l’interdiction de l’espace aérien américain à des sanctions lourdes contre la banque centrale russe. Mais une mesure contre les hydrocarbures, la plus essentielle ressource de l’économie russe, est réclamée à cor et à cri notamment par les conservateurs américains.
Il s’agirait certes d’une sanction symboliquement forte, mais a priori sans conséquences insurmontables pour les Etats-Unis, eux-mêmes gros producteurs de pétrole et qui ne comptent pas beaucoup sur la Russie en la matière.
Alors que l’Europe, elle, dépend lourdement du gaz russe en particulier.
Selon la fédération American Fuel & Petrochemical Manufacturers, en 2021 les Etats-Unis ont importé en moyenne 209.000 barils par jour de brut russe et 500.000 barils par jour d’autres produits pétroliers.
La Russie, selon cette source, pèse pour 3% des importations totales de pétrole brut des Etats-Unis.
Ottawa avait pour sa part déjà annoncé lundi l’interdiction de toute importation de pétrole brut russe.