Le «spécial novembre» de la revue El Djeïch de l’Armée nationale populaire (ANP) a évoqué le dernier rendez-vous référendaire, tenu il y a dix jours, marqué par la victoire du «oui» à l’amendement proposé, mais également par le fort taux d’abstention qui a donné lieu à de nombreuses interrogations quant à «la valeur politique» de la nouvelle loi fondamentale, dont l’homologation par le Conseil constitutionnel est attendue ces jours-ci.

Dans ce qui s’apparente visiblement à une caution de l’institution militaire à la révision constitutionnelle, engagée par le président Tebboune, l’éditorial de la revue a souligné qu’avec la «Constitution de novembre, l’Algérie sera plus solide et ouverte, tant elle consacre l’alternance démocratique au pouvoir et assure un changement radical du mode de gouvernance et de ses mécanismes». Cette étape «provoquera une véritable rupture avec les pratiques du passé qui ont sapé l’autorité de l’Etat et ont été à l’origine de la perte de confiance du citoyen envers ses institutions constitutionnelles», a ajouté la revue El Djeich.
Cette dernière reprend, dans ce sens, les propos de M. Tebboune, selon lequel l’amendement «permettra de poser les fondements d’un système démocratique garantissant la protection des droits et des libertés, réalisant l’équilibre entre les différents pouvoirs et assurant la moralisation de la vie quotidienne». Pour l’ANP, «tant que l’objectif poursuivi est l’édification d’un Etat émanant de la volonté du peuple et à son service, la nouvelle Algérie verra inéluctablement le jour à travers une série de réformes profondes inscrites dans la Constitution de novembre 2020». Il s’agit, est-il écrit dans la parution, de «se consacrer véritablement au développement national, d’impliquer effectivement les jeunes et la société civile dans ce processus en leur donnant l’opportunité de contribuer à l’avènement du changement global et, par là même, à la promotion de la société à tous les niveaux». Cette dernière s’appuie, à ce propos, sur une déclaration du chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, qui avait indiqué auparavant qu’«atteindre ce que nous escomptons tous de stabilité permanente pour notre pays et de bien-être pour notre société, n’est pas si loin pour nous en tant qu’Algériens». Usant du conditionnel, El Djeich soutient dans son éditorial que «si les intentions sont sincères, si les volontés sont réelles et si les déterminations sont conjuguées, aucun obstacle ne pourra freiner la marche de la nouvelle Algérie», ajoutant que le pays a «tant de leçons à puiser» de sa « glorieuse histoire».
Sur la célébration du déclenchement de la guerre de libération et la tenue dans ce contexte du référendum, la parution a écrit que « la commémoration du 66e anniversaire de la glorieuse Révolution libératrice intervient conjointement avec un évènement qui est en réalité le prolongement d’une révolution qui a changé le cours de l’histoire».
Pour El Djeich, «il est naturel que l’Algérie d’après-novembre 2020 soit le prolongement de Novembre 1954 au cours de laquelle le peuple algérien a consenti d’énormes sacrifices pour libérer notre pays du joug colonial».