La prochaine révision exceptionnelle des listes électorales sera marquée par l’introduction massive des technologies de l’information et de la communication. Se déroulant entre le 8 et le 22 février, la révision exceptionnelle des listes électorales intervient après celle annuelle ayant eu lieu en octobre dernier, toujours dans le cadre des prochaines législatives du 4 mai prochain. Objectif de cette initiative, permettre l’inscription sur les listes électorales de leurs communes aux citoyens ayant atteint l’âge de 18 ans révolus au jour du scrutin. Ainsi, première dans l’histoire des élections en Algérie, les prochaines élections verront la mise en place notamment, à travers le recours aux TIC, de l’actualisation des listes électorales, grâce au registre national de l’état civil informatisé qui évite la double inscription et facilite la radiation. Il est également attendu de la mise en place des nouvelles technologies au service du processus électoral, l’établissement par les administrations des listes électorales des citoyens de « manière rapide » conformément à la loi organique relative au régime électorale. Loi organique qui interdit, rappelons-le, l’inscription à plusieurs listes électorales. Autre dessein visé par l’introduction des TIC, la facilitation de la révision des listes électorales lesquelles ont subi de grandes modifications en raison « de nombreuses opérations de relogements effectuées dans de nombreuses régions du pays ». Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a estimé en novembre dernier que « les prochaines élections seront d’un plus haut niveau » et s’est félicité des dispositions prises au sein de la nouvelle Constitution, qui en font le «principal garant de la transparence et de la régularité des élections, grâce aux lois qu’elle renferme, ainsi que la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), qui sera indépendante à 100% », avait-il assuré. Pour rappel, la Haute instance présidée par Abdelouahab Derbal, est composée à parité de magistrats proposés par le Conseil supérieur de la magistrature, nommés par le président de la République, ainsi que de « compétences indépendantes » choisies parmi la société civile, nommées aussi par le président de la République. Cet organisme est appelé à veiller « à la transparence et à la probité des élections présidentielle, législatives et locales et du référendum, depuis la convocation du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats provisoires du scrutin », énonce l’article de la loi fondamentale.