Les travaux du comité d’experts en charge de la révision de la Constitution constituent une première étape dans la démarche du Président de la République en vue de cet amendement constitutionnel et serviront, par la suite, de base à un très large processus de consultations qu’il compte lancer en associant les acteurs de la scène politique et de la société civile. C’est en substance le message du directeur de cabinet de la présidence de la République, Noureddine Ayadi, qui s’est exprimé à l’occasion de l’installation du comité d’experts chargé de l’élaboration des propositions pour un projet de loi constitutionnel. Il apparaît donc clairement que les consultations en vue de la rédaction de la nouvelle Loi fondamentale du pays ne sont pas cantonnées à une seule étape, soit avant la rédaction du projet de révision, mais elles se poursuivront également après son élaboration et seront élargies à toutes les parties pouvant apporter un plus pour son enrichissement. Les déclarations de M. Ayadi constituent, ainsi, une réponse aux soucis exprimés par de nombreuses parties concernant la démarche prônée, et pour réconforter les appréhensions des uns et les critiques des autres quant à la volonté de faire de la Constitution révisée une véritable Loi fondamentale qui répond aux aspirations de l’ensemble du peuple.
Le directeur de cabinet de la présidence a déclaré, dans ce contexte, que «les conclusions des travaux du comité constitueront une première étape dans la démarche du Président de la République et serviront de base à un très large processus de consultations qu’il compte lancer en associant les acteurs de la scène politique et de la société civile».
La volonté de M. Tebboune à poursuivre sa démarche dans le sens des engagements qu’il a pris est également confirmée dans les comptes rendus des personnalités qu’il a reçues pour discuter de la situation globale du pays et de la révision de la Constitution, dont Soufiane Djilali et Karim Younès.
Dans ce sens, le président du parti Jil Jadid a souligné que le président a confirmé que «dès que l’avant-projet de révision sera remis par la commission chargée de sa rédaction, un très large débat sera ouvert, incluant la société civile et les partis politiques», de même que «des débats contradictoires seront organisés par les médias audiovisuels publics».
Même constat relevé dans le communiqué rendu public par Karim Younès, ancien président de l’APN et coordonnateur de l’instance de dialogue, après sa rencontre avec le chef de l’Etat. «Tout projet de révision constitutionnelle se présente au préalable sous la forme d’orientations politiques, avant sa transposition en Loi fondamentale, permettant au pays de se doter d’Institutions capables d’ouvrir de réelles perspectives favorisant son entrée dans le concert des nations modernes», a-t-il soutenu. Par conséquent, «la démarche qui consiste à consulter, écouter et réunir tous les acteurs de la vie civile, avant de soumettre leurs propositions et suggestions aux experts chargés de l’élaboration finale du projet de loi constitutionnelle, me paraît une approche juste et sage, et je dirai à ce propos que le Président de la République ouvre bien la voie du renouveau, en y associant l’expertise de la société civile et politique».
I. D.