La date de la tenue du référendum populaire sur la future Constitution est désormais connue. Il aura lieu le 1er novembre prochain, a indiqué, hier, un communiqué de la Présidence de la République.

C’est donc une date à forte charge symbolique qui a été choisie pour le déroulement de ce rendez-vous qui coïncidera avec la célébration du 66e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération.
La procédure veut que cette étape du référendum soit précédée par celle consistant en l’adoption par le Parlement du texte de la loi fondamentale dès la reprise des travaux des deux chambres (APN et Sénat).
«Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce jour M. Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections, qui lui a présenté un exposé sur les préparatifs en cours pour l’organisation des échéances électorales programmées, à commencer par le référendum sur le projet de révision de la Constitution», a précisé la même source. «Au cours de cette rencontre et, à la lumière des consultations du président de la République avec les parties concernées, il a été décidé de fixer la date du 1er novembre 2020 pour la tenue du référendum sur le projet de révision de la Constitution», a ajouté le communiqué.
Lors de la dernière rencontre gouvernement-walis, le premier magistrat du pays avait laissé entendre que la date de la tenue du référendum sur la révision constitutionnelle était proche en appelant les walis à se tenir prêts pour ce rendez-vous. «Je vous invite, dès maintenant, à vous préparer à l’étape du référendum sur la révision de la Constitution, afin de garantir les meilleures conditions et moyens matériels et psychologiques à même de permettre au citoyen d’avoir son mot à dire sur l’avenir de son pays», a-t-il dit à cette occasion. La présidence avait fait part, fin juillet, d’un total de 2 500 propositions formulées par des entités politiques, des organisations syndicales et des représentants de la société civile, défendant la thèse selon laquelle point de changement qui ne passerait pas la révision de la loi fondamentale considérée comme le «socle de l’Etat». «Le changement revendiqué par le Hirak populaire est certes un changement pacifique, mais radical qui passe par la Constitution, le socle de l’Etat», a-t-il dit, ajoutant que «le changement ne doit pas s’opérer au sein des bureaux ou être l’apanage d’un certain groupe, mais doit émaner du peuple qui aura le dernier mot et toute la liberté de valider ou de refuser la mouture de l’avant-projet de révision constitutionnelle».
Il avait alors critiqué les partisans d’une période de transition, estimant que «les partisans de la période de transition et les comploteurs d’autres rives ont tort puisque le train est déjà en marche et ne reviendra pas en arrière». M. Tebboune avait mis en exergue son ambition de parvenir à une «Constitution consensuelle» qui tiendra compte des propositions de la majorité. <