Après trois semaines de sensibilisation, la campagne référendaire sur la révision constitutionnelle prend fin aujourd’hui, pour laisser place au silence électoral, conformément à la loi organique 16-10 du 25 août 2016, relative au régime électoral, avant le jour J du référendum populaire prévu dimanche 1er novembre. L’avant-dernier jour de cette campagne a été marqué par la forte mobilisation des membres du gouvernement qui ont animé diverses activités de sensibilisation sur le contenu de la future loi fondamentale.

Le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati s’est rendu à Aïn Defla où il a défendu le texte soumis à l’approbation populaire en évoquant notamment les points inhérents à l’identité nationale, dans ce qui s’apparente à une réponse aux formations islamistes, le MSP et le FJD particulièrement, qui n’ont pas cessé de pointer un texte en « déphasage » avec la personnalité algérienne.
« L’Islam, l’amazighité et l’arabité sont des composantes intangibles de notre identité nationale », a-t-il déclaré, ajoutant que « la nouvelle Constitution contient des dispositions qui rendent intouchables l’islam, car il est religion de l’Etat. Pas de crainte à avoir pour l’Islam et pour la langue arabe en terre d’Islam, ils seront aussi immuables que l’est le peuple algérien ».
Sur les langues, le ministre de la Justice a rappelé la place accordée aux langues arabe et amazighe, relevant que « l’enseignement du français n’est pas un tabou, car cette langue est un moyen de recherche, de connaissance et de savoir », estimant qu’il « n’y a aucun complexe à avoir dans ce registre ».
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, était à Adrar, où il a présidé une rencontre avec des représentants de la société civile. « Le référendum sur le projet d’amendement constitutionnel est une fenêtre vers le changement escompté et la contribution à l’édification de l’Algérie nouvelle », a-t-il souligné, soutenant, par la même occasion, que les hautes autorités « suivent avec grand intérêt la gestion des affaires locales en application du programme du Gouvernement ».
De son côté, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a présidé un rassemblement à Chéraga-Alger où il a énuméré « les points positifs » contenus dans la future Constitution citant notamment la constitutionnalisation du Hirak populaire, la place désormais accordée à la société civile…
Le ministre de l’Agriculture, Abdelhamid Hamdane, a tenu, quant à lui, une rencontre avec des agriculteurs, éleveurs et des opérateurs de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, articulant son oral sur le fait que le projet d’amendement de la Constitution a consacré un certain nombre d’articles au chapitre des ressources naturelles, dont l’article 21, portant sur la protection des terres agricoles, qui doivent être protégées et exploitées de manière rationnelle pour lancer le développement de l’économie agricole et nationale. Pour sa part, le chef de corps d’armée, Saïd Chanegriha, a effectué une visite de travail au Commandement des Forces aériennes au cours de laquelle il a évoqué une nouvelle fois l’échéance du référendum. « Je tiens à rappeler, en cette occasion qui vient à quelques jours avant le référendum sur le projet de révision de la Constitution, que l’intérêt suprême de la patrie nous impose, au sein de l’ANP partant de nos missions constitutionnelles, de prendre des positions sincères et constantes envers notre partie et notre peuple », a-t-il déclaré. Il a ajouté, par la même occasion, qu’au sein de l’institution militaire, on considère que « la sécurité et la stabilité de ce pays, l’intégrité et la souveraineté de son peuple, sont un legs sacré qui nous incombe, du fait qu’il s’est affranchi du colonialisme abject grâce aux sacrifices incommensurables de nos ancêtres, qui ont consenti, à travers le temps, des colonnes de martyrs en gage de l’affranchissement des carcans de la servitude ». n