Artiste, dessinateur et aquarelliste, Hachemi Ameur exposera, dès le 22 octobre prochain à la galerie du Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Le rendez-vous, qui se prépare «dans le cadre de la reprise progressive des activités culturelles», sera consacré, avons-nous appris hier de l’artiste, à une série d’œuvres, «croquis et aquarelles», réalisés lors de deux séjours en Chine et en près de trente ans d’intervalle. Une nouvelle exposition, proposée par l’artiste après une précédente rencontre avec le public du Musée Mustapha-Pacha en début d’année. Une exposition qu’il dédiait déjà à sa passion pour la culture chinoise, mais néanmoins passée au second plan à cause de la crise sanitaire.
En effet, l’exposition est composée d’une sélection d’une «soixantaine» d’œuvres, réalisées en partie dans les années 1980, au moment où Hachemi Ameur était étudiant à l’Académie des arts appliqués de Pékin, puis lors d’un second voyage, en 2012, à l’occasion de l’édition des «ateliers des peintres arabes» organisés en Chine. L’artiste nous annonce que cette nouvelle exposition «organisée comme une suite» devrait être accueillie durant plus d’un mois «au niveau de la galerie Baya» du Palais de la culture. Il ajoutera que ce sont des œuvres inédites qui restent pour lui des pièces et des «moments» très personnels et qu’il considère comme ses «carnets de voyages». L’objectif pour lui avait été de «conserver les paysages, la vie quotidienne, les sites historiques et religieux de Chine». Le titre de l’exposition «la Chine vue par Hachemi Ameur» reflète en ce sens l’état d’esprit qu’il avait durant ses trois ans d’étude en Chine de 1985 et 1988 : «J’étais un jeune Algérien qui avait eu la chance d’aller en Chine, j’en suis revenu avec énormément d’enseignements (…) avec ses œuvres je voulais aussi marquer mon passage». Quant aux techniques utilisées, il s’agit, explique l’artiste, de croquis, dessins et croquis travaillés «à l’aquarelle et parfois à la gouache, cela donne de la nuance de la couleur…». Les œuvres illustrent ainsi des aspects de la culture du pays, plusieurs croquis reprennent également les compositions et le rendu des célèbres estampes chinoises et asiatiques. Artiste également connu pour avoir été Directeur de l’Ecole des beaux-arts de Mostaganem, Hachemi Ameur nous avait en ce sens expliqué : «C’est certainement grâce à cette aventure que je suis aujourd’hui artiste. Ces trois années d’étude m’ont énormément marqué.»
Exposition au Palais de la Culture qui signera par ailleurs le retour de l’artiste dans les galeries après plusieurs mois d’absence à cause de la pandémie, Hachemi Ameur avait, pour rappel, participé durant le mois de juillet à une «exposition et rencontre virtuelle» organisée depuis son atelier de Mostaganem par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC).<