Plusieurs mesures tendant à assurer un meilleur exercice des libertés et leurs garanties sont contenues dans le plan d’action du gouvernement. Ce plan qui sera soumis au débat, demain mardi, au sein de la chambre basse du Parlement prévoit, ainsi, plusieurs aspects liés, principalement aux libertés et au respect de l’exercice de la liberté de réunions, de manifestations pacifique et de la presse. Concernant la consolidation de l’Etat de droit et de l’instauration de la nouvelle République, il est prévu la révision par le gouvernement « d’un ensemble de textes législatifs afin de consacrer les droits et libertés, et ce, à la lumière des nouvelles dispositions qui seront consacrées dans la future Constitution du pays ». « Les libertés de réunions et de manifestations pacifiques constituent les principaux socles pour le renforcement et la consolidation des libertés démocratiques, qui couronneront le processus de réformes politiques profondes lancées depuis l’élection du président de la République », lit-on dans le document qui souligne « une révision en profondeur du dispositif légal encadrant ce droit », en « renforçant les garanties de l’exercice de la liberté de manifestation pacifique en tant qu’acte de civisme exercé loin de toutes formes de violence et dans le respect des lois de la République ». « Le cadre juridique régissant les réunions publiques sera adapté pour tenir compte des évolutions politiques et sociales qu’a connues l’Algérie », ajoute le document, précisant que ces réunions « seront désormais soumises au régime de la déclaration ». Le gouvernement s’est engagé également dans son plan à concourir « avec détermination à l’avènement d’une société civile libre et dynamique, capable d’assumer pleinement son rôle d’accompagnateur et d’évaluateur de l’action publique au service exclusif du citoyen ». Avec en sus, procéder à l’amendement de la loi relative aux associations et favoriser l’émergence d’une société civile libre et responsable en vue de « renforcer le rôle des associations et leur participation dans le processus de développement du pays et la gestion des affaires publiques ». Cette refonte s’appuiera principalement sur « la consécration du principe de la déclaration dans la constitution des associations, l’adoption de nouveaux mécanismes de financement transparents et efficaces, le renforcement du partenariat entre les instances publiques et le mouvement associatif, notamment dans les domaines d’intérêt général et la promotion de la place de la jeunesse et de la femme dans la vie associative », précise, par ailleurs, le document. « Le dialogue et la concertation se feront avec l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et économiques, dans un esprit de participation et de partenariat », est-il aussi souligné, ajoutant que, c’est dans ce cadre, que « seront exposées et débattues en toute franchise et transparence les principales questions économiques et sociales du pays dans un esprit de partenariat, de coopération et de compréhension ». Le gouvernement s’est engagé, à ce propos, à « réhabiliter le Conseil national économique et social dans son rôle de conseiller du gouvernement ». Concernant le secteur de la communication, il est annoncé l’ouverture d’un « vaste chantier pour mieux élargir le champ de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et de la liberté de communiquer », annonce le gouvernement, ajoutant que « l’espace des libertés, c’est le champ du possible, c’est-à-dire un exercice libre et apaisé de ces libertés, loin des multiples atteintes à ces libertés qui sont générées par l’évolution exponentielle de l’Internet et l’expansion des réseaux sociaux ». Le cap est mis, dans ce sens sur « la nécessité de définir des règles claires et efficaces » encadrant « par la force du droit l’obligation éthique de fournir une information vérifiable, sourcée, fiable et crédible », avec « une transformation profonde du secteur de l’information et de la communication ». Ce chantier exige, selon le document, « le lancement de réformes majeures, inclusives et concertées ». Les lois relatives à l’Information et à l’audiovisuel, avec notamment une mise en conformité avec le droit algérien des chaînes de télévision offshore et l’encouragement de la création de radios dans l’espace hertzien et sur le Web, sont prévues dans ce sens. Il sera également question de « fixer des cadres légaux pour la publicité, les sondages et la presse numérique » et « d’aider les acteurs de l’information et de la communication à s’organiser dans le cadre d’associations et de syndicats professionnels et à soumettre le libre exercice d’informer à l’exigence éthique qui sera défendue dans des cadres organisés ». Sur un autre plan, le gouvernement a affiché sa détermination à encourager la promotion des femmes aux responsabilités dans les institutions de l’Etat et administrations publiques.<