La réunion, que devait présider le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, afin de procéder à l’attribution des licences d’importation et la définition des quotas, a été reportée au 19 février. 

Une rencontre très attendue mais qui a, finalement, été ajournée pour plusieurs raisons. Selon des informations, c’est à l’initiative du ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, que la rencontre a été ajournée. M. Tebboune, sur injonction du Premier ministre, a décidé de revoir « plusieurs dossiers, notamment, des concessionnaires automobiles avant de passer à la phase de délivrance des licences », affirme notre source qui précise que des concessionnaires de marques asiatiques, notamment chinoises, « agissent en violation de la loi ». Plus explicite, notre source a souligné que ces concessionnaires « n’ont pas encore écoulé tous les véhicules importés en 2016 pour qu’ils s’engagent dans un nouvel exercice pour l’année en cours ». Notre source estime aussi que ces concessionnaires « n’ont pas pris en considération les normes de sécurité exigées sur les véhicules et qui sont mentionnées dans le cahier des charges ». Qualifiant cela « de violation de la loi », notre source a informé que seulement deux concessionnaires n’ont pas été, pour le moment, inclus dans la listes des bénéficiaires des nouvelles licences ». Ainsi, ce sont 38 dossiers qui ont été validés sur les 40 déposés. Interrogé sur « ce viol de la loi », notre source a souligné que ces concessionnaires expliquent que les commandes faites auprès des maisons mères datent de plusieurs mois avant l’entrée en vigueur de la loi. Une justification qui n’a pas convaincu, selon notre source, les membres de la commission interministérielle qui y voit, plutôt « un subterfuge pour justifier une violation de la loi ». Ainsi, cette commission a décidé de comptabiliser « toutes les importations effectuées en violation de la loi », pour « les intégrer dans leurs quotas de cette année ». Sur un autre volet, notre source a informé que la commission, sur injonction de M. Sellal, a décidé de plafonner les unités à l’importation à 50 000. Un chiffre qui pourra être revu à la baisse après étude du coût. Elle a ajouté que les concessionnaires et autres importateurs de produits soumis au régime des licences d’importation doivent répondre aux exigences arrêtées par la commission, à savoir l’activité industrielle ou semi-industrielle dans le domaine, la disponibilité de la pièce de rechange durant une période de dix ans, la mise en place d’un service de sous-traitance, la formation du personnel… A noter que les licences seront attribuées au plus tard, en mai prochain.
Il y a lieu de rappeler que le ministre du Commerce par intérim Abdelmadjid Tebboune avait indiqué la semaine dernière que la liste et les quotas des produits soumis au régime des licences d’importation seront définis lundi prochain, soit le 13 février. « La liste des produits concernés par les licences d’importation et leurs quotas seront définis le 13 février en cours lors d’une réunion interministérielle (commerce, finances, industrie et agriculture) présidée par le Premier ministre », avait précisé M. Tebboune. « C’est cette réunion qui va définir les quotas et les nouveaux produits concernés » par le dispositif des licences, avait-il fait savoir.