PAR NAZIM BRAHIMI
Le Président de la République Abdelmadjid Tebboune a présidé, hier, une réunion du Haut-conseil de sécurité consacrée à «l’évaluation de la situation générale dans le pays», selon un communiqué de la Présidence de la République.
Il s’agit de la troisième réunion de cet organe depuis le début de l’année, la première a eu lieu, le 5 janvier, pour un ordre du jour semblable à la réunion de ce 8 juin, et la deuxième, le 2 mars dernier.
Si l’énoncé de l’ordre du jour peut insérer plusieurs volets de la chose publique, le contexte ne légitime pas moins de penser que cette réunion se soit penchée sur des préoccupations de l’heure aussi bien sur le plan sécuritaire que d’ordre politique.
Sur le plan sécuritaire, c’est le spectre des incendies que favorisent les conditions climatiques de l’été qui peut constituer la préoccupation majeure de cette instance de sécurité appelée, selon toute vraisemblance, à être dans l’anticipation et la prévention opérationnelle afin d’éviter le scénario de l’été dernier qui hante encore les esprits avec des feux qui ont ravagé des végétations et causé de nombreux morts parmi les populations des montagnes.
Il s’agirait probablement d’élever le niveau de la mobilisation et de la sensibilisation des parties et structures concernées par la lutte contre les feux de forêt. Dans ce registre, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural avait annoncé récemment la mise en place d’un dispositif opérationnel de mobilisation générale et d’alerte maximale de lutte contre les incendies de forêt.
Sur le plan politique, c’est incontestablement l’offre politique de «rassemblement» et de «main tendue», lancée en mai dernier par la Présidence, qui fait réagir les milieux politiques entre ceux qui font part de leurs adhésions à la démarche officielle et ceux qui posent des préalables à satisfaire, notamment en ce qui concerne les libertés publiques.
Dans ce registre, il s’agit probablement de peaufiner la démarche avec une identification plus exacte des parties qui seront concernées par l’offre de la «main tendue» notamment avec celles de la mouvance islamiste qui activent sur le web à partir de capitales étrangères. D’autant plus que des indications récentes montrent que des lignes ont bougé au sein des activistes appartenant jusque-là à l’organisation Rachad, mais dont les figures les plus influentes ne sont plus sur la même ligne.
Certaines voix ont annoncé, en mai dernier, qu’elles comptent créer un nouveau mouvement de la même obédience qui regrouperait tous les dissidents de Rachad autour d’une ligne politique qui ne sera pas en contradiction avec les intérêts vitaux de l’Algérie. <