PAR NAZIM BRAHIMI
A trois jours de son déroulement, le scrutin législatif de samedi prochain a fait l’objet d’une réunion du Haut-conseil de sécurité (HCS), présidée par le président Tebboune et qui s’est penchée sur les préparatifs du rendez-vous électoral dont la campagne a pris fin hier.
La réunion a été ainsi consacrée à «l’évaluation des préparatifs des élections législatives», a précisé la Présidence de la République dans un communiqué, relevant que le président Tebboune, en sa qualité de Chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale, a donné des instructions au ministre de l’Intérieur afin de «sécuriser» le déroulement du scrutin. «Après avoir écouté les interventions des membres du Haut-conseil de sécurité, le président de la République a donné des instructions au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire et aux responsables des corps de sécurité pour la sécurisation de l’opération électorale, notamment des bureaux de vote, conformément aux dispositions de la loi régissant et encadrant les élections qui garantit à l’électeur la liberté de vote et criminalise toute atteinte à l’exercice de droit consacré par la Constitution», a indiqué la même source.
«Soulignant l’importance de ce rendez-vous électoral majeur», le président Tebboune a affirmé que «toutes les garanties constitutionnelles, juridiques et réglementaires sont à même de protéger la volonté populaire et la régularité de l’opération électorale en concrétisation des dispositions des articles 7 et 8 de la Constitution», a conclu le communiqué.
Il faut noter que la dernière réunion du HCS, le 18 mai dernier, a abordé également le rendez-vous électoral. Le Haut-conseil de sécurité a aussi abordé «les derniers préparatifs des élections législatives du 12 juin 2021». Le Président Tebboune «s’est dit satisfait» des efforts consentis par les institutions de l’Etat pour «assurer le déroulement du rendez-vous électoral dans de bonnes conditions».
Lors de cette réunion, le HCS «s’est également penché sur les actes hostiles et subversifs commis par les mouvements dits Rachad et MAK pour déstabiliser le pays et attenter à sa sécurité, et décidé, dans ce cadre, de les classer sur la liste des organisations terroristes et de les traiter comme telles».
Pour sa part, le Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, a appelé, le 31 mai dernier, à une application «rigoureuse» des instructions et des orientations du Haut-commandement pour mettre en échec tout plan ou action visant à perturber le déroulement des élections législatives.
«… Dans le but de sécuriser cette importante échéance nationale et d’en assurer le bon déroulement, afin de permettre aux citoyens de s’exprimer dans un climat empreint de sérénité, de quiétude et de stabilité, il appartient à tous les Commandements d’appliquer rigoureusement les instructions et les orientations émanant du Haut-commandement dans ce contexte, et de veiller à mettre en échec tout plan ou action, visant à perturber le déroulement de ces élections», a-t-il souligné. «Nous sommes pleinement convaincus que le peuple algérien est devenu, plus que jamais, conscient, qu’il ne peut être manipulé ou poussé dans des dédales périlleux, qu’il se mobilisera contre tous les desseins pernicieux pour les contrecarrer et affronter ceux qui les trament et se tiendra, comme à l’accoutumée, tel un seul homme aux côtés des institutions de l’Etat, face à ceux qui guettent le pays», avait soutenu Chanegriha à cette même occasion.