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Week-end de débat organique au sein du FFS qui réunira, pendant deux jours, son conseil national pour aborder les questions de l’heure, entre la rentrée sociale dans le contexte de la crise sanitaire, l’actualité politique dominée par le projet de révision constitutionnelle qui divise le champ politique et dans lequel les deux partis de la mouvance démocratique ne cessent de réitérer leur préférence pour un processus constituant.

A l’ordre du jour de la session ordinaire du FFS figure «l’analyse de la situation politique» et un point relatif aux «perspectives organiques». Le rendez-vous ne manque pas d’importance dans ce sens où c’est la première session après celle extraordinaire, tenue après le congrès extraordinaire, et l’avènement d’un nouveau staff au présidium, suivi par l’installation du premier secrétaire.
Le secrétariat national du FFS a indiqué, à l’issue de sa première réunion, que la prochaine session ordinaire de notre Conseil national, convoqué par l’Instance présidentielle du parti pour les journées des 25 et 26 septembre 2020, aura à examiner d’une façon «plus approfondie tous les aspects liés à l’actualité politique nationale et internationale». Cette session intervient, faut-il le souligner, après plusieurs rencontres organisées par les fédérations locales.
La célébration du 57e anniversaire de la proclamation du parti sera sans doute abordée à l’occasion de la rencontre de ce week-end, d’autant plus que la direction du parti veut faire de ce rendez-vous «une occasion de communion et une étape incontournable dans le processus de la réunification des rangs et du rassemblement de la famille FFS».
«Dans la perspective de la préparation de cette date historique et hautement symbolique de la lutte des Algériens en faveur de l’Etat de droit, de la liberté et de la démocratie, un programme de rencontres avec les militants et les cadres du parti a été tracé et touchera l’ensemble des fédérations du parti à l’échelle nationale», a indiqué le parti.
Tout comme le FFS, le RCD a prévu, lui aussi, une session ordinaire, la sixième, de son Conseil national qui devait avoir lieu à l’hôtel Riadh (Sidi-Fredj) pour aborder «la situation politique générale du pays», la «situation organique» ainsi que divers points à l’ordre du jour. Sauf que cette réunion a essuyé depuis hier le refus de l’administration.
En effet, la réunion du Conseil national du RCD prévue demain (vendredi) n’a pas eu l’autorisation administrative des autorités locales, précisément celles de la wilaya d’Alger, ce à quoi le parti a réagi hier par un communiqué de dénonciation. «La réunion statutaire du conseil national du RCD programmée pour le vendredi 25 septembre 2020 à l’hôtel El Riadh vient d’être officiellement interdite par le gouvernement», a indiqué le parti, qui estime que «cette interdiction d’une réunion de la direction nationale du RCD est une première depuis la création du parti».
Le RCD ajoute que «par cette attitude de vouloir mettre des entraves au débat dans la société, y compris à l’intérieur des structures des partis, le pouvoir semble avoir choisi la politique du pire».
Le RCD tient à rappeler avoir déposé une demande de tenue de cette session du Conseil national auprès de l’administration de la wilaya d’Alger en date du 09 septembre, après un accord préalable de la direction de la structure hôtelière, en date du 02 septembre. Affaire à suivre.