Quelque 340 avocats, membres de l’Union nationale des barreaux d’Algérie (UNBA), ont tenu, ce week-end, une assemblée générale extraordinaire (AGE) à l’hôtel Royal de la ville des Hammadites, à l’initiative de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (Orab).

De Béjaïa Taous B.
La rencontre, qui devait se tenir à la maison de la culture Taos- Amrouche, a été finalement organisée dans un établissement hôtelier privé, faute d’autorisation des autorités locales. Lors de cette réunion nationale, les représentants de 21 barreaux d’Algérie ont eu à débattre de l’actualité politique nationale, mais aussi des problèmes liés à leurs conditions de travail. Ainsi, les conclavistes ont réitéré leur engagement à « accompagner et appuyer le mouvement populaire dans sa lutte pour le changement radical du système » et à « défendre les manifestants arbitrairement arrêtés ». Dans les résolutions sanctionnant les travaux de cette rencontre, les membres de l’AGE ont tenu à dénoncer la répression qui s’abat ces dernières semaines sur les animateurs du mouvement populaire, notamment la vague d’arrestations ayant ciblé les manifestants porteurs de drapeau amazigh. Rejetant la dernière offre de Bensalah appelant à un « dialogue national inclusif », les membres de l’UNBA appellent l’ensemble des
« forces progressistes » à se regrouper autour d’un projet démocratique qui consiste à élaborer une feuille de route pour une sortie de crise.
A l’issue de leur AGE, ils ont décidé d’arrêter une série d’actions à mener sur le terrain pour accompagner le mouvement populaire né le 22 février dernier, afin de permettre l’avènement d’une nouvelle République. Les robes noires ont ainsi décidé d’observer une journée de grève générale à l’échelle nationale pour jeudi 11 juillet prochain.
Ce débrayage sera ponctué de trois marches synchronisées à Alger, Oran et Constantine. Enfin, les membres de l’UNBA ont procédé à la mise en place d’une cellule de crise qui se chargera de « recenser les cas de manifestants victimes de brutalités policières en vue de porter plainte contre leurs auteurs » et suivre l’évolution des événements politiques jusqu’à l’aboutissement des revendications populaires.<