Le ministre de la Jeunesse et des Sports Abderezzak Sebgag a eu, hier à Abuja (Nigeria), des entretiens avec son homologue nigérian et celui d’Egypte sur les prochains rendez-vous sportifs continentaux, a indiqué un communiqué du ministère.

par Saïd B.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports Abderezzak Sebgag, qui se trouve depuis lundi au Nigéria, a eu, hier, des entretiens bilatéraux avec ses homologues de quatre pays africains, à savoir le Nigeria, pays hôte, le Ghana et le Kenya et l’Egypte. Ces discussions constituent l’occasion de « coopérer et unifier les efforts et les vues sur les questions d’intérêt commun de manière à hisser la jeunesse et les sports dans le continent africain ». M. Sebgag se trouve au Nigeria, accompagné du président du Comité olympique algérien (COA), Abderrahmane Hammad, pour participer à la réunion de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) qui fête justement le 40e anniversaire de sa création et dont le président n’est autre que l’Algérien, membre du Comité international olympique CIO), Mustapha Berraf. Ainsi et en marge des travaux de l‘ACNOA, le ministre de la Jeunesse et des Sports intervient dans le cadre de l’activation de la diplomatie sportive algérienne et surtout de la prise de conscience par l’Algérie de sa véritable place dans le sport africain.
Lundi soir, le ministre a été reçu par son homologue nigérian ainsi que par son Excellence l’Ambassadeur d’Algérie au Nigéria, Hocine Latli, et le président de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique, Mustapha Berraf. Abderezak Sebgag a entamé donc sa visite en organisant un dîner en l’honneur des ministres de la Jeunesse et des Sports de la République arabe d’Egypte et de la République fédérale du Nigeria à la résidence de l’ambassade d’Algérie à Abuja. En terre nigériane, le ministre de la Jeunesse et des Sports et ses homologues des pays africains assisteront également à la réunion du Bureau exécutif de l’Association des COA. Une très belle opportunité pour notre ministre afin de consolider les relations bilatérales avec ses homologues et responsables des pays du continent africain et montrer, une fois de plus, que l’Algérie est toujours présente lorsqu’il s’agit de défendre le continent et de développer le sport continental et ce, dans toutes les disciplines, cela s’entend.
Cela se passe un mois après les jeux Olympiques de Tokyo où des athlètes africains dont les Algériens se sont bien illustrés et ont montré qu’ils ont de très grandes potentialités pour peu qu’on veuille les aider et les encourager pour faire mieux lors des prochaines manifestations internationales.

Le message du président de l’ACNOA
Là, il est utile de rappeler ce que le président de l’ACNOA, l’Algérien Mustapha Berraf, a déclaré à l’issue des derniers JO de Tokyo. Dans son message, Berraf a, entre autres, déclaré : « D’abord, il faut que les pays dont les athlètes ont glané des médailles cherchent à consolider les acquis de Tokyo. Ceci passe par un suivi rigoureux de ces sportifs. » Avant d’ajouter que « pour les autres pays, les politiques sportives doivent immédiatement inscrire comme priorité la préparation des athlètes aux diverses compétitions internationales ». Berraf rappelle : « Je le clame depuis mon arrivée à la tête de l’ACNOA, les performances de haut niveau se préparent ; cela ne saurait être le fait des seules fédérations, mais l’implication de tous les acteurs du sport, gouvernements, CNO, fédérations, clubs… Le concept « ensemble » introduit dans la devise du CIO n’est pas vain. Il doit nous amener à agir en synergie pour le plein épanouissement de nos athlètes, nous sommes à leur service. L’ère des grands dirigeants omnipotents et omniscients est révolue. Ils doivent céder la place à une gestion collégiale de la participation aux échéances internationales, avec au centre des préoccupations, l’athlète ».
Enfin, il plaide pour que « chaque pays se dote d’un référentiel stratégique pour préparer les compétitions et suivre ses athlètes. Tout doit être planifié, athlètes ciblés, analyse de leurs possibilités, objectifs, personnel d’encadrement, moyens nécessaires pour améliorer leurs performances, modalités de suivi, financement des campagnes de préparation… Autant de points qui doivent nous interpeller dès maintenant, car la hiérarchie des nations rappelle, tous les quatre ans, que le classement des médailles ne relève pas du hasard. Le potentiel humain est là, il ne reste plus qu’à le canaliser ; Paris 2024, c’est demain, et demain se prépare maintenant ! », a conclu le président de l’ACNOA.
Et justement, la présence des ministres des Sports des pays africains en terre nigériane est une très bonne opportunité pour tenter de trouver la meilleure manière d’atteindre les prochains objectifs des athlètes africains à l’échelle internationale. n