Un accord a été conclu entre le ministère de tutelle et le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique (Snaamarsp) qui a abouti à l’annulation de la grève de trois jours prévue à partir du 2 janvier.

PAR MILINA KOUACI
Lors d’une réunion de conciliation, tenue mardi, des représentants du Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation de santé publique ont été reçus par la commission centrale, chargée du suivi des relations avec les partenaires sociaux, avec la présence d’un représentant de l’Inspection générale du travail et de la Direction générale de la Fonction publique, indique le ministère de la Santé dans un communiqué rendu public. Les deux parties, ajoute la même source, ont étudié toutes les revendications soulevées par le Snaamarsp que le ministère de tutelle s’est engagé à concrétiser, et ce, en fixant un échéancier pour leur matérialisation. Les deux parties ont, par ailleurs, convenu d’annuler le mouvement de grève que le syndicat avait prévu les 2, 3 et 4 janvier prochain.
Selon le secrétaire général du syndicat, Amine Bendali, le Snaamarsp a, en effet, obtenu un accord du ministère pour la création d’un Institut national supérieur des anesthésistes ainsi que la création officielle d’un Conseil national de l’ordre des AMAR conformément à la loi sanitaire 2018-11 et a accepté une formation en externe (bac+5). Concernant la nomenclature des actes, le ministère leur a signifié qu’elle sera finalisée avant la fin février prochain avec publication d’un arrêté ministériel, tandis que le statut particulier devait être finalisé, hier, lors d’une réunion tenue avec la Commission des statuts particuliers. Dans un autre volet, la tutelle s’est engagée à publier un texte d’application de l’article 175 de la loi sanitaire de 2018-11, qui interdit aux auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation d’établir une prescription médicale. S’agissant des résultats du concours de promotion organisé en novembre dernier, le ministère a indiqué qu’ils seraient au niveau des établissements hospitaliers à partir du 6 janvier 2022. Enfin, les ponctions sur salaires décidées à l’encontre des grévistes seront levées par la tutelle.