La 4e Assemblée générale du Mécanisme africain de coopération policière (Afripol) a accueilli, hier depuis Alger, et par visioconférence, les responsables des polices africaines, membres du Mécanisme de coopération policière de l’Union africaine (UA).

Par Nadir Kadi
L’ordre du jour, selon la communication des organisateurs, a notamment porté sur l’évaluation de moyens de lutte contre le crime organisé entre les pays du continent. La DGSN explique en ce sens : «Lors de cette rencontre, les participants auront à examiner plusieurs points dont les voies de renforcement de la coopération policière en matière de crime organisé transfrontalier» Le Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) Farid Bencheikh qui assure la présidence du mécanisme de coopération policière, dont le siège est à Alger, a notamment insisté, lors de son allocution d’ouverture, sur la nécessité de renforcer les outils de coopération entre les polices africaines. L’Algérie, ajoute le responsable, fournira «un soutien sans limite» au Mécanisme dans le but de faire face au crime organisé transfrontalier. Et parmi les formes de criminalité qui seraient en augmentation, le DGSN cite la cybercriminalité, le blanchiment d’argent, la corruption mais, également, le franchissement des frontières par des réseaux criminels. Des phénomènes qui constituent des «menaces sur les économies, la sécurité des pays et leurs citoyens (…) et rendent indispensable l’union des efforts et le renforcement des capacités des polices». Quant au directeur exécutif d’Afripol, Tarek Ahmed Cherif, il notait hier l’impératif de «renforcer la coopération entre les pays africains en matière de lutte contre toutes les formes de crimes, dont le terrorisme qui recourt au cyberspace pour porter atteinte à la sécurité des pays et des sociétés». Créé officiellement en 2015, bien que l’idée avait été discutée dès la 22e Conférence régionale africaine d’Interpol, organisée en septembre 2013 à Oran, le Mécanisme africain de coopération policière (Afripol) s’est concrétisé sur le terrain, en 2018, avec l’ouverture de bureaux de liaison dans 40 pays du continent, puis en annonçant, la même année, la mise en place d’un mécanisme de travail en coordination avec l’organisation Interpol. En ce sens, les principaux objectif d’Afripol sont notamment le «développement des polices des Etats membres», «l’harmonisation des stratégies africaines de lutte contre les organisations criminelles transnationales» ou encore «l’échange d’information et de renseignements» dans la lutte antiterroriste et la cybercriminalité. n