Organisée sur deux jours, les 2 et 3 septembre, et réunissant les représentants des sept centres de « catégories 2 » agréés par l’Unesco, la capitale algérienne a accueilli la 7e Réunion annuelle des structures continentales ou subcontinentales, créées dans le cadre de la convention de 2003 de l’agence onusienne, avec pour mission de protéger et promouvoir les patrimoines immatériels.

Cette septième rencontre, première du genre en Afrique et qui couronne également la premières année d’activité du Centre régional d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine immatériel en Afrique (CRESPIAF), placé depuis sa création par le ministère de la Culture sous la direction du professeur Slimane Hachi, a ainsi été l’occasion d’aborder deux questions principales, l’état et les perspectives de l’application de la convention de 2003 dans le monde, mais aussi celle de la prochaine réforme des textes de l’Unesco concernant le fonctionnement des centres de « catégories 2 ».
La réunion a été ouverte dans la matinée de lundi en prenant pour cadre le Musée des beaux-arts d’Alger. La première journée a été marquée par la présence de Timothy Curtis, représentant la directrice générale de l’Unesco, mais aussi par la lecture d’un message au nom du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi, où il a appelé et laissé entendre la disponibilité de l’Algérie à « construire des projets communs intercontinentaux, comme celui de la production de documents sur tout type de supports… ». Le directeur général du CRESPIAF, Slimane Hachi, tout en déclarant que « c’est un grand honneur que l’Algérie accueille cette 7e réunion », a précisé que deux thèmes principaux sont débattus avec le représentant de l’Unesco et ses homologues des centres implantés en Chine, au Japon, en Corée du Sud, en Iran, en Bulgarie et au Pérou.
Le premier, un état des lieux de l’application de la convention de 2003 et « les perspectives d’avenir », le second portant plus précisément sur les grandes orientations qu’envisage l’Unesco pour la réforme des textes régissant le fonctionnement des 7 centres de « catégories 2 ».
« Nous aborderons durant la réunion la « vie de la convention » de 2003 ainsi que le projet de réforme qui se prépare à l’Unesco. Le représentant de l’agence de l’ONU nous communiquera les grandes orientations en matière de réformes des textes régissant les centres de catégorie 2 ».
Ces centres régionaux, dont le CRISPAIF d’Alger, activent pour rappel « au service de la stratégie culturelle de l’ONU » et sous les législations nationales et les réglementations de l’Unesco. Quant aux actions de terrain qui devraient être entreprises par le CRESPIAF à l’issue de la réunion, il s’agira notamment, explique le directeur général, de proposer un programme de collaboration entre les centres. « Nous avons des propositions à faire en ce sens. Nous avons lancé à Alger une grande exposition sur le patrimoine immatériel du continent africain et l’une de nos idées est qu’elle puisse s’exprimer ailleurs dans le monde. » Le Centre d’Alger, dont la première année de travail avait déjà permis la tenue d’un programme de « formation de formateurs » durant le mois de juillet dernier, il nous a également été annoncé que d’autres ateliers de ce type devraient très prochainement voir le jour.
« Une autre formation est prévue d’ici le mois de décembre autour de la question des rapports du patrimoine à la biodiversité, par exemple, la pharmacopée ou la médecine traditionnelle », explique ainsi Slimane Hachi. Une activité par ailleurs positive pour le CRESPIAF étant donné que l’ensemble des centres agréés par l’Unesco restent en constante évaluation, l’agence de l’ONU émet en effet un avis tous les six ans et dont les conclusions décident de la reconduite ou au contraire de la dissolution du centre.