Les forces politiques réunies au sein du Pacte pour l’alternative démocratique (PAD) ont tenu, samedi,  la  «journée de mobilisation en défense des libertés démocratiques et du multipartisme » au niveau du siège du MDS suite au refus de la wilaya d’Alger de répondre favorablement à la demande d’une autorisation administrative  pour cette activité.

Intitulé « mobilisons-nous pour la liberté et le multipartisme », le rendez-vous inscrit dans le cadre de la célébration du 32e anniversaire des évènements d’Octobre 1988 n’a pas pu ainsi se tenir sous le format voulu par les membres du PAD, favorables à un processus constituant qu’ils ne cessent de réclamer.

Au siège du MDS, les représentants des formations politiques du courant démocratique, appuyés par des associations du même bord politique, étaient au rendez-vous d’une séance matinale  au cours de laquelle les présents ont pris la parole pour des lectures de la situation qui prévaut dans le pays.

Les intervenants  ont mis l’accent sur la question des libertés publiques comme moteur de la revendication démocratique, exprimant leur solidarité au parti du RCD et  dénonçant les poursuites judiciaires contre  les manifestants arrêtés lors de la journée du 5 octobre. D’ailleurs un projet de résolution a été communiqué, en début d’après-midi, et dans lequel la question des libertés occupe une place de choix.   

Le projet de  résolutions du PAD, qui  évoque un contexte politique « spécial » et une situation qualifiée d’« extrêmement périlleuse », consiste en l’exigence de « la libération immédiate et inconditionnelle des détenus pour délit d’opinion, l’arrêt des poursuites judiciaires et les intimidations ainsi que les arrestations arbitraires ». Le PAD réclame également des autorités « la pleine réhabilitation des personnes injustement poursuivies, condamnées et emprisonnées,  ainsi que le respect de toutes les libertés citoyennes et le multipartisme ».