La première édition de la Foire nationale des produits de l’agriculture et de l’agroalimentaire n’aura donc pas lieu à la date prévue. Hier, mercredi, devait être la journée d’ouverture de ses portes pour une durée de quatre jours mais, finalement, il faudra encore attendre pour voir cet événement se dérouler.
Annoncé comme un signe de déconfinement, voilà qu’il se retrouve dans la case «reporté». La fin du mois de septembre ne coïncidera pas finalement avec la reprise économique attendue depuis mars dernier. C’est indéniable, c’est un bien mauvais signe pour ceux qui avaient repris espoir de reprendre les «affaires».
La raison officielle du «report» n’est pas détaillée. Un «pour des raisons organisationnelles» a été suffisant pour la Safex, lieu où devait se dérouler le salon, pour l’annoncer. C’est surtout une preuve des difficultés que devront dépasser les entreprises algériennes pour espérer sortir du «gouffre» dans lequel elles se sont retrouvées depuis plus de 6 mois, au moins. Le maintien de plusieurs mesures de la lutte contre la propagation de la Covid-19 est, sans aucun doute, l’une des principales raisons de l’annulation du salon. Faire réunir près de 180 exposants, issus de plusieurs wilayas, pour cette manifestation, n’est pas encore une opération réalisable.
D’ailleurs, cette annulation va sûrement décaler les autres manifestations économiques prévues à court terme. En premier lieu, le salon Batimatec, programmé pour le mois d’octobre. Selon toute vraisemblance le BTP attendra.
L’ouverture économique à court terme ne viendra pas de la Safex et probablement pas d’un autre espace. La crise sanitaire, même si son intensité a diminué, reste toujours un repère pour tous les secteurs. Ces derniers, et le président de la République l’a bien mentionné lors de sa dernière intervention télévisée. «Nous avons fait le choix de protéger la santé des citoyens au détriment de l’économie», avait-il déclaré. Reste à savoir pour combien de temps.